Déclaration de Montréal: La coconstruction avec les citoyens est commencée!

Xavier Boileau, étudiant au doctorat au Département de philosophie, animait un des groupes de réflexion de l’atelier.

Xavier Boileau, étudiant au doctorat au Département de philosophie, animait un des groupes de réflexion de l’atelier.

En 5 secondes

Le coup d’envoi de la coconstruction de la Déclaration de Montréal a été donné le 16 février, au cours d’un débat auquel ont participé des étudiants de la quatrième secondaire à l’université.

En 2025, un système d’intelligence artificielle assiste une professeure du primaire. Il peut repérer les enfants en difficulté d’apprentissage et même faire des recommandations pédagogiques. Un outil fort appréciable, mais quel effet a-t-il sur l’estime de soi des élèves?

Un programme d’«anticipation des comportements criminels» croise toutes sortes de données et mène les policiers à arrêter un homme, qui s’avère non dangereux. Est-ce qu’appréhender un suspect permettra de réduire la criminalité?

Voilà deux des scénarios et questionnements qui ont été abordés le 16 février à l’école d’hiver de l’Institut du Nouveau Monde, qui accueillait un atelier de coconstruction de la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l'intelligence artificielle. Par cette déclaration, on vise à susciter un débat public et à proposer une orientation progressiste et inclusive du développement de l’intelligence artificielle.

Une trentaine d’étudiants, de la quatrième secondaire à l’université, ont ainsi échangé des grands principes pour énoncer des recommandations au cours d’un débat enlevant où l’intelligence collective s’est traduite par des idées créatives et engagées.

À titre de panéliste, Yoshua Bengio, professeur au Département d’informatique et de recherche opérationnelle de l’Université de Montréal, a donné le ton en parlant de l’importance de considérer les aspects sociaux et humains pour développer l’intelligence artificielle.

Pour leur part, les professeurs Christophe Abrassart et Marc-Antoine Dilhac, de l’École de design et du Département de philosophie de l’UdeM, ont expliqué les notions éthiques et méthodologiques nécessaires à un débat éclairé. Puis les groupes se sont mis au travail autour de scénarios prospectifs sur les thèmes de l’éducation, des objets connectés, de la justice prédictive et de la santé.

Les recommandations ont été innovantes: de la nationalisation de l’intelligence artificielle à la création d’un institut pour la protection civile, toutes les propositions ont fait avancer la réflexion sur la place de l’humain dans la prise de décision et sur la gestion des données.

Participez à la réflexion collective

Plusieurs activités de consultation, ouvertes au grand public, seront organisées prochainement afin de formuler des recommandations pour le développement éthique de cette technologie qui s’apprête à transformer nos vies. À chaque débat, des scénarios imaginés autour de cinq grands thèmes serviront de déclencheurs aux discussions: le marché du travail, l’éducation, la santé, la justice et la ville intelligente.

Consultez le calendrier des activités et participez à la réflexion collective.