Pari réussi entre l'UdeM et l'Organisation internationale de la Francophonie

Didier Kouakou, participant du programme de volontariat de l'OIF, a passé la dernière année au Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie de l'Université de Montréal.

Didier Kouakou, participant du programme de volontariat de l'OIF, a passé la dernière année au Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie de l'Université de Montréal.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

L’Université de Montréal vient de terminer sa première année en tant qu'hôte du programme de volontariat international de l’Organisation internationale de la Francophonie.

«Sur le plan humain, une telle expérience nous change à jamais.» C’est le constat que fait l’Ivoirien Didier Kouakou au terme d’une année passée comme volontaire au Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie (BVLFF) de l’Université de Montréal. Issu d’un programme de mobilité internationale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le volontaire est un jeune diplômé qui s’engage dans un projet présenté par une organisation francophone membre.

Pour Monique Cormier, vice-rectrice associée à la langue française et à la Francophonie et directrice du BVLFF, l’expérience a également été positive, au point de souhaiter accueillir de nouveau un volontaire en 2019. «Comme structure d’accueil, nous avons pris de l’expérience et les besoins ne manquent pas, mentionne-t-elle. Il faut dire aussi que l’OIF accomplit un travail très utile en amont, en faisant un choix de candidats et candidates qui, quand arrive pour nous le moment des entrevues, font tous valoir de grandes qualités.»

Dans le cas de Didier Kouakou, c’est particulièrement son expertise en communication Web et nouveaux médias qui a été appréciée. Pas étonnant, alors, qu’il ait retenu comme projet phare de son volontariat la campagne «Le français, c’est dans l’ADN de l’UdeM», à laquelle il a étroitement contribué. «Par le passé, le Bureau organisait des campagnes sur le terrain avec des kiosques d’information notamment, raconte M. Kouakou. Pour cette campagne-ci, un volet numérique s’est ajouté suivant l’un des objectifs du BVLFF, qui était de mettre à profit le Web et les médias sociaux. L’effet a été remarquable, et c’est justement l’avantage de ces technologies: elles permettent de mieux mesurer la portée de nos campagnes.»

Un bureau qui entretient un dialogue avec l’ensemble de la Francophonie

Monique Cormier est vice-rectrice associée à la langue française et à la Francophonie et directrice du BVLFF à l'Université de Montréal.

Crédit : Amélie Philibert

Le Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie de l’Université de Montréal est en plein essor. Par leur expertise, leur imagination et leurs idées, les volontaires de l’OIF tel Didier Kouakou participent à cette expansion. «Le bagage francophone de ces volontaires nous est des plus utiles pour mettre en œuvre de nouveaux projets très concrets», explique Monique Cormier. M. Kouakou souligne pour sa part le caractère unique du BVLFF. «C’est une richesse en plus d’être une structure d’exception: l’Université de Montréal est l’une des rares universités francophones à avoir un bureau consacré à la valorisation de sa langue par des actions novatrices.»

C’est d’ailleurs la place accordée au français et la rigueur des organisations chargées de son renforcement qui ont marqué Didier Kouakou à son arrivée à Montréal. «J’ai été réellement épaté par la valeur accordée à la langue. Ce souci dans l’usage du français va me suivre, si bien que je vais partir du Québec encore plus francophone qu’à mon arrivée!» dit-il en riant.

Pour Monique Cormier, il est impératif pour l’Université de Montréal de nouer des liens avec les francophones du monde. «Sinon, la Francophonie reste un concept abstrait ou centré sur nous-mêmes. Le volontaire est celui qui nous rappelle que la Francophonie s’étend au-delà du Québec. Plus encore, si le volontaire est africain, comme Didier, il nous sensibilise au fait que l’avenir de la Francophonie est précisément en Afrique. Quelle meilleure façon d’intégrer cette dimension dans notre travail quotidien qu’en accueillant un volontaire? Il ne faut pas négliger cette amorce de dialogues à petite échelle.»