L’intelligence artificielle vue par la troupe Théâtre Université de Montréal

De gauche à droite: Évelyne Leblanc, Hawa Niang, Marianne Martin, Louis Vézina, Élodie Mailloux, Christopher Fenerdjian, Marie Calvet et Elizabeth Gravel. Ils joueront dans «Google plus plus» avec leurs collègues Dominique Denoncourt et Kenny Lafrenière (Marie Calvet ne sera pas du spectacle).

De gauche à droite: Évelyne Leblanc, Hawa Niang, Marianne Martin, Louis Vézina, Élodie Mailloux, Christopher Fenerdjian, Marie Calvet et Elizabeth Gravel. Ils joueront dans «Google plus plus» avec leurs collègues Dominique Denoncourt et Kenny Lafrenière (Marie Calvet ne sera pas du spectacle).

Crédit : Jody Kimberley Grollier

En 5 secondes

«Google plus plus», de Gabrielle Chapdelaine, est une comédie cinglante qui plonge le spectateur au cœur de la plus grande avancée technologique en matière d’intelligence artificielle.

Gabrielle Chapdelaine, diplômée de l’Université de Montréal en littératures de langue française (2011), propose avec Google plus plus, que présentera la troupe Théâtre Université de Montréal (TUM), une œuvre extrêmement contemporaine dans laquelle le spectateur devient partie prenante d’un projet pilote lié au développement du moteur de recherche le plus puissant du monde. Grâce à une avancée technologique sans égale, Google plus plus promet en effet d’effectuer n’importe quelle recherche d’information sur n’importe quel sujet par l’entremise d’une interface grandeur nature en trois dimensions.

La metteure en scène, Marie-Ève Groulx, est inspirée par une thématique qu’elle compte explorer à travers une scénographie recourant aux grands symboles de l’univers infonumérique. Elle remet en question, avec les interprètes et les spectateurs, la conformité qu’amène l’intelligence artificielle dans une société où le savoir ne nécessiterait plus l’effort de la quête d’information.

De divers horizons disciplinaires, les neuf étudiants de la distribution sont déjà fébriles à l’idée de présenter le projet sur scène. Ce sont Dominique Denoncourt, Christopher Fenerdjian, Elizabeth Gravel, Kenny Lafrenière, Évelyne Leblanc, Élodie Mailloux, Marianne Martin, Hawa Niang et Louis Vézina.

La préface de la pièce est signée Maxime Brillon et la scénographie Noémie Paquette.

La metteure en scène

Diplômée de l'option Théâtre du collège Lionel-Groulx en 2014, Marie-Ève Groulx se passionne pour toutes les formes d’art hybride. Elle a suivi différents ateliers avec, entre autres, Jacques LeMaître (musicalité du corps de l’acteur), Marcelle Hudon (théâtre d’ombres), Catherine Cédilot (butô) et Mathieu Riel (théâtre de rue). Depuis sa sortie de l'école, elle a participé à maints projets au petit et au grand écran, ainsi qu'à de nombreuses productions théâtrales en tant que comédienne, metteure en scène et auteure.

Notons sa participation scénique dans Have Fun au festival Vue sur la relève (2014); Marie et Mario au festival Zone Homa (2014); Feu au Festival du Jamais Lu (2015); Plus que parfait du Théâtre Parminou (en tournée à la Baie-James au printemps 2017); et Nous irons cirer nos canons numériques dans un sweatshop portugais au Festival du Jamais Lu (2017). Mentionnons aussi sa prochaine interprétation dans la pièce Philadelphia High School, de Jonathan Caron, présentée au théâtre Denise-Pelletier en mars 2018. À l'écran, nous avons pu la remarquer dans divers courts métrages (Tarmac, Pool, Zoomback) et le vidéoclip Rien à faire, de Marie-Pierre Arthur, ainsi que dans Ça sent la coupe, de Patrice Sauvé (2017).

Côté mise en scène, elle a exploré avec audace différents univers dans les spectacles Marie-Hélène à contre-jour (Fast, 2015), Edelweiss (Festival international de théâtre de Mont-Laurier, 2015), Milwaukee Paradis, un spectacle de marionnettes pour adultes qu’elle a signé avec Jonathan Caron (Home Run en 2015 et festival OUF! en 2016), Akita, de la compagnie La Bouilloire (Fringe, 2016) et Bébés Fontaine (Coup de cœur Home Run en 2017 et festival Soir en 2017). À l'été 2017, elle a créé avec ses complices artistiques (Maxime Brillon, Geneviève Grenier, Maeva Dubosq, Carl Mathieu Neher et Christian-Renaud Jobin-Lacquis) le collectif Tôle, un groupe de création indiscipliné, avec lequel elle réalise des projets en tant que comédienne et metteure en scène. Google plus plus est sa première mise en scène pour le TUM.

L’auteure

Titulaire d’un diplôme de l'UdeM et unique diplômée du programme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada en 2017, Gabrielle Chapdelaine embrasse la mouvance. Grande amatrice de lutte, elle n'aime pas les majuscules, mais adore les citrons. Elle écrit des pièces de théâtre. Avant de se lancer dans une belle carrière en dramaturgie théâtrale, elle a été elle-même comédienne au sein de la troupe TUM, jouant dans les pièces Pissenlits, Douze hommes en colère et La maison de Bernarda Alba.

Les représentations

Parce que le théâtre universitaire symbolise le dynamisme des étudiants et de la vie sur le campus, les Activités culturelles sont fières de présenter, avec Google plus plus, la dernière production de la saison 2017-2018 du TUM, qui permet à plus de 50 étudiants de vivre une expérience de théâtre sous la direction de metteurs en scène professionnels.

Les représentations de Google plus plus, de Gabrielle Chapdelaine, auront lieu le vendredi 6 avril à 20 h et le samedi 7 avril à 14 h et à 20 h au Centre d'essai de l'Université de Montréal, pavillon J.-A.-DeSève, 2332, boulevard Édouard-Montpetit (station de métro Édouard-Montpetit ou autobus 51). La représentation du vendredi sera suivie d'une discussion avec les comédiens.

Consultez le calendrier artistique de la troupe Théâtre Université de Montréal.