Le Québec jette les bases d’un observatoire mondial sur les impacts sociétaux de l’intelligence artificielle et du numérique

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Un atelier de travail, portant sur un projet d'observatoire mondial sur les impacts sociétaux de l’intelligence artificielle et du numérique, a réuni le 27 mars les FRQ et des représentants de l'UdeM.

Les Fonds de recherche du Québec (FRQ) en partenariat avec l’Université de Montréal ont tenu le 27 mars un atelier de travail au Palais des congrès de Montréal sur un projet d’observatoire mondial sur les impacts sociétaux de l’intelligence artificielle (IA) et du numérique. Près d’une centaine de personnes de toutes les universités québécoises étaient de la rencontre, de même que des représentants de ministères et d’organismes de la société civile et du milieu de l’intelligence artificielle.

Selon les organisateurs de l’atelier, tous les secteurs d’activité seront de plus en plus touchés par l’intelligence artificielle. Si elle recèle un potentiel extraordinaire de développement économique et d’amélioration des conditions de vie, l’IA comporte en même temps des défis importants en termes d’emploi, de sécurité, de démocratie, d’éthique, de vie professionnelle, sociale et privée, d’où l’idée de se doter d’un observatoire relatif à ces enjeux de société.

Les présentations d’experts et les échanges ont porté sur les mandats de l’observatoire, le modèle possible, le mode de gouvernance, le financement, le volet international ainsi que sur les domaines ou les enjeux sur lesquels l’observatoire devrait prioritairement se pencher. Cette activité fait suite au Forum sur le développement responsable de l’intelligence artificielle, tenu en novembre 2017 à Montréal, et s’inscrit dans la foulée de l’élaboration de la Déclaration de Montréal pour un développement socialement responsable de l’intelligence artificielle.

Les travaux d’élaboration de cet observatoire, qui se dérouleront au cours des prochains mois, tiendront compte de la nouvelle organisation internationale en intelligence artificielle, annoncée dans le récent budget du gouvernement du Québec par un appui financier de cinq millions de dollars à Montréal International pour en faciliter la mise en place.

En plus d’être un pôle de recherche important dans le domaine de l’IA à l’international, le Québec se distingue par sa préoccupation éthique et sociale quant au développement et à l’application des avancées en la matière. Le projet d’observatoire témoigne du leadership que le Québec entend exercer au regard du développement socialement responsable de l’IA. Les riches échanges de l’atelier viennent manifestement confirmer cette nécessité d’un observatoire qui fera appel aux parties prenantes de la société. — Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec

Pour que le développement de l’intelligence artificielle contribue positivement à l'évolution de la société, il devra nécessairement être soutenu par les réflexions des chercheurs en sciences humaines et sociales. Le Québec est tout aussi riche dans ce secteur que dans celui de l’intelligence artificielle et le projet d’observatoire permet de faire le pont entre ces deux bassins de talents afin de générer les connaissances et le savoir-faire qui nous donnent confiance dans l’avenir. — Marie-Josée Hébert, vice-rectrice à la recherche, à la découverte, à la création et à l'innovation à l’Université de Montréal et membre du comité d’orientation pour la création de la grappe en intelligence artificielle

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