Ça bouge à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique!

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  • Le 11 avril 2018

  • Dominique Nancy
Tony Leroux et Luc Proteau se réjouissent de l’intégration du Département de kinésiologie à la Faculté de médecine.

Tony Leroux et Luc Proteau se réjouissent de l’intégration du Département de kinésiologie à la Faculté de médecine.

Crédit : Amélie philibert

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Luc Proteau et Tony Leroux expliquent les nombreux avantages de l’intégration du Département de kinésiologie à la Faculté de médecine pour les deux unités.

À la suite d’une approbation unanime par les instances de l’Université, l’intégration du Département de kinésiologie à la Faculté de médecine aura lieu le 1er mai prochain. L’unité sera désormais appelée École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique. «Ce nom présente l’avantage d’être suffisamment large pour englober l’ensemble de nos activités d’enseignement et de recherche», signale le directeur du département, Luc Proteau, qui a accepté de répondre à nos questions en compagnie de Tony Leroux, vice-doyen aux sciences de la santé à la Faculté de médecine.

Pourquoi un tel changement?

Luc Proteau: On était rendus là! L’avenir de la kinésiologie réside dans les sciences de la santé. Nous nous sommes questionnés sur nos liens les plus directs avec d’autres disciplines: nutrition, ergothérapie, physiothérapie… Quand on a fait la planification stratégique, on s’est rendu compte que les jeunes professeurs étaient pour la plupart associés à un centre de recherche d’un établissement hospitalier. Leurs objectifs de recherche avaient presque tous un lien avec la santé. C’est à ce domaine que notre identité est rattachée, c’est lui qui nous donnera des occasions de développement. L’intégration à la Faculté de médecine nous permettra de nous rapprocher davantage de nos partenaires naturels et d’atteindre une masse critique de chercheurs pour faire de grandes choses.

Tony Leroux: Nous sommes également ravis de cette union, qui a d’ailleurs été acceptée à l’unanimité par l’assemblée des professeurs de kinésiologie et par le conseil de la faculté, qui regroupe les secteurs des sciences de la santé et des sciences fondamentales, ainsi que le secteur clinique en médecine. Cette intégration apporte un dynamisme en santé et suscite de l’enthousiasme, car elle permettra de créer de nouveaux liens et de renforcer les champs d’études, notamment en constituant des axes de recherche qui favoriseront l’accroissement des connaissances.

L’intégration va-t-elle permettre d’établir des ponts entre les différents milieux de travail?

Luc Proteau: Oui. Qu’on le veuille ou non, tous les acteurs des sciences de la santé sont appelés à se côtoyer et à travailler ensemble. Il est important de comprendre le langage des intervenants des différentes professions de la santé et d’être sensibilisé aux responsabilités du travail en commun et aux rôles respectifs de chacun à l’intérieur de ces équipes.

Tony Leroux: Nous sommes dans l’ère du transdisciplinaire, qui vise à la fois un meilleur service aux patients et les interactions les plus fécondes entre les professions. Il est primordial de développer, dès les études de premier cycle, une compréhension des enjeux relatifs à l’acquisition d’une formation ouverte à la concertation et au partage des rôles.

Quels sont les autres principaux avantages de cette intégration?

Tony Leroux: Il y a bien sûr des avantages sur le plan de l’enseignement. On pense évidemment à la création de programmes de formation innovateurs et attrayants qui répondent mieux aux besoins de la société. On va être la seule faculté de médecine au Québec où il va y avoir à la fois un département de nutrition et une école de kinésiologie. Si l’on pense à un mode de vie sain et actif, on veut offrir des programmes pour former des gens qui seront en mesure de mieux faire passer ce message parmi la population. Ce travail s’effectuera bien sûr avec l’École de santé publique de l’Université de Montréal, un partenaire direct et important pour la promotion de la santé. Il y a aussi un net avantage pour l’École de kinésiologie à accéder à l’expertise de la Faculté de médecine pour ce qui est des stages. Ceux-ci sont omniprésents dans le secteur de la santé en milieu clinique. Pas juste dans les hôpitaux, mais également dans les industries, les écoles, les centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux, les cabinets privés ainsi que les centres d’hébergement et de soins de longue durée.

Luc Proteau: La faculté propose des centaines de milieux de stage et elle a une structure informatique qui gère tout cela efficacement. De plus, elle a une expertise dans la formation des gens qui reçoivent les étudiants. Tout cela sera bénéfique pour l’école. Par ailleurs, l’intégration nous permettra aussi de mieux communiquer nos nouvelles. Avec son service de communication intégrée qui comprend des rédacteurs, des graphistes et des spécialistes du Web, la faculté a les ressources pour nous aider à mieux faire valoir nos bons coups.

Qu’est-ce que cela va changer pour la recherche et l’enseignement?

Luc Proteau: Pour les professeurs, ça ne changera rien au quotidien. C’est davantage la direction de l’école qui vivra des changements. On devient une unité. Bref, on acquiert un statut qui est conforme à notre taille! L’accueil qu’on reçoit de la Faculté de médecine confirme qu’il s’agit d’un mouvement dans la bonne direction et conforme à notre idéologie.