Une charte d’aujourd’hui

Le projet de nouvelle charte est issu d'une vaste réflexion sur la transformation institutionnelle, lancée sur le campus.

Le projet de nouvelle charte est issu d'une vaste réflexion sur la transformation institutionnelle, lancée sur le campus.

Crédit : Amélie Philibert

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La nouvelle charte adoptée en mars dernier par l’Assemblée nationale vient changer les choses pour les diplômés de l’UdeM.

Le 27 mars dernier, les députés de l’Assemblée nationale ont adopté à l’unanimité le projet de loi n234, qui vient modifier la Charte de l’Université de Montréal, la constitution de l’établissement.

«Il était un peu incongru que notre établissement, si résolument tourné vers demain, soit régi selon une charte datant de 1967, a expliqué le recteur, Guy Breton. Notre université avait une mécanique de gouvernance antérieure à la télévision couleur!»

La nouvelle charte vient changer les choses pour plusieurs groupes de la communauté universitaire, mais surtout pour les diplômés de l’UdeM, qui étaient à peine mentionnés dans la charte de 1967.

«Nous sommes très satisfaits de l’adoption de la nouvelle charte, qui va favoriser un partenariat plus dynamique, plus ouvert entre tous les acteurs, les professeurs, les diplômés, les étudiants, les chargés de cours et l’ensemble du personnel. C’est un long parcours qui se termine. Je tiens à remercier tous ceux et celles qui ont participé à ce processus historique, notamment les diplômés, et qui ont exprimé dans une diversité de points de vue un grand attachement à l’Université de Montréal et à sa mission», a souligné M. Breton.

Le projet est issu d’une vaste réflexion sur la transformation institutionnelle, lancée sur le campus. Des consultations étendues auprès des instances et des membres de la communauté interne ont permis de concevoir un projet de charte renouvelée, qui est devenu le projet de loi n234. Celui-ci a été porté par le député de Lafontaine Marc Tanguay sous les bons auspices de la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David. Comme pour les autres projets de loi, le texte a été revu en commission parlementaire. Différents amendements ont alors été intégrés avant que le texte soit soumis pour adoption au vote de l’Assemblée nationale.

«Au-delà des aspects techniques de la gouvernance, cette nouvelle charte reflète désormais qui nous sommes: une université citoyenne, francophone, laïque et ouverte sur le monde, a indiqué le recteur. C’est une conception généreuse de l’Université qui s’exprime à travers elle.»

Un geste de modernité

Pour Guy Breton, la nouvelle charte va favoriser un partenariat plus dynamique et plus ouvert entre tous les acteurs de l’UdeM.

Pour Jacques Girard, président du conseil des diplômés de l’Université de Montréal, la charte de 2018 marque un tournant historique. «La nouvelle charte reconnaît, j’oserais dire enfin, l’importance de la contribution des diplômés dans la vie de l’Université. En cela, elle est un geste de modernité bien réel», a dit M. Girard. Selon lui, cet esprit d’une participation accrue des diplômés avait déjà conduit à la mise en place par la direction de l’Université d’une nouvelle équipe des relations avec les diplômés.

La nouvelle charte de l’Université de Montréal augmente le nombre de représentants des diplômés au Conseil de l’Université, qui passe de deux à quatre. En outre, il y aura dorénavant trois représentants des diplômés à l’Assemblée universitaire, où se débattent les grandes orientations de l’établissement et où tous les groupes qui forment la communauté de l’Université sont représentés. Enfin, les diplômés auront deux représentants à la Commission des études, l’instance responsable des programmes d’études, et chaque faculté aura la liberté d’intégrer un représentant des diplômés au conseil facultaire.

«L’université est un bien public. Sa gouvernance doit être inclusive, représentative du corps social, fondée sur la compétence et l’indépendance de ses parties prenantes. C’est à ces conditions, qui sont satisfaites par la nouvelle charte, que l’Université de Montréal pourra continuer d’avancer, et toute la société avec elle», a conclu Jacques Girard.

«Au-delà des aspects techniques de la gouvernance, cette nouvelle charte reflète désormais qui nous sommes: une université citoyenne, francophone, laïque et ouverte sur le monde.» — Guy Breton