Les étudiants des cycles supérieurs doivent se préparer au marché du travail

  • Forum
  • Le 8 mai 2018

  • Mathieu-Robert Sauvé
Selon Andrée-Anne Lefebvre, devant les défis complexes qui les attendent à la sortie de l’université, les étudiants doivent préparer leur entrée sur le marché du travail.

Selon Andrée-Anne Lefebvre, devant les défis complexes qui les attendent à la sortie de l’université, les étudiants doivent préparer leur entrée sur le marché du travail.

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L’insertion professionnelle préoccupe les diplômés des cycles supérieurs, a expliqué Andrée-Anne Lefebvre au congrès de l’Acfas.

Andrée-Anne Lefebvre

Crédit : FAECUM

Selon Andrée-Anne Lefebvre, coordonnatrice sortante aux affaires académiques de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), les étudiants des cycles supérieurs ne doivent pas attendre la fin de leurs études pour préparer leur insertion professionnelle. «Devant les défis complexes qui les attendent à la sortie de l’université, les étudiants doivent préparer leur entrée sur le marché du travail», a-t-elle dit le 8 mai au 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir – Acfas, à l’Université du Québec à Chicoutimi.

Mme Lefebvre, qui participait au colloque «Compétences des titulaires de doctorat: quelles perceptions hors du milieu universitaire?», a mentionné que 30 % des futurs diplômés des cycles supérieurs auront une carrière universitaire. De nombreux étudiants actuels devront cependant se tourner vers d’autres milieux de travail. La déception attend forcément une bonne partie d’entre eux, puisque 39 % des étudiants des 2e et 3e cycles visent cet objectif en moyenne (jusqu’à 48 % de ceux des disciplines liées à la santé aimeraient faire carrière à l’université), selon un sondage mené par le comité intersectoriel étudiant des Fonds de recherche du Québec.

Andrée-Anne Lefebvre, dont le mandat au comité directeur de la FAÉCUM a pris fin récemment mais qui poursuit ses études de maîtrise en santé publique à l’UdeM, a expliqué que les étudiants sont conscients des enjeux de l’insertion professionnelle. «Ils s’en rendent compte. Ils en parlent lorsque nous les consultons. C’est pourquoi la FAÉCUM s’est engagée à mieux préparer les étudiants des cycles supérieurs à leur entrée dans le monde du travail», a-t-elle affirmé.

L’Université de Montréal offre des ateliers de rédaction de curriculums vitæ, de réseautage, de vulgarisation scientifique qui sont appréciés des participants. Les associations étudiantes proposent également des journées carrières et différentes activités thématiques. Mais la consultation a démontré que ce sont les activités organisées conjointement par les unités d’enseignement et les associations étudiantes qui sont les plus appréciées. «Les partenariats sont donc des formules gagnantes. C’est ce qui fonctionne le mieux», a déclaré Mme Lefebvre.

L’appel est lancé pour que «l’UdeM continue à travailler de concert avec l’ensemble de la communauté universitaire pour mettre sur pied des activités d’insertion professionnelle adaptées à la réalité étudiante».