Un conventum sous le signe de la redécouverte du campus

Près de 150 diplômés ont pu redécouvrir leur «alma mater» au cours du conventum du 2 mai.

Près de 150 diplômés ont pu redécouvrir leur «alma mater» au cours du conventum du 2 mai.

Crédit : Marc-André Lapierre

En 5 secondes

Le 2 mai, l’Université célébrait ses diplômés au cours d’un conventum repensé à leur image: dynamique et ancré dans la communauté universitaire.

Certains n’avaient plus foulé le campus de la montagne depuis l’obtention de leur diplôme il y a 45, 50, 55, voire plus de 60 ans. Le conventum se voulait donc à la fois festif et placé sous le signe de la redécouverte de leur alma mater. Plusieurs visites et conférences sur le campus ont ponctué cette journée organisée par l’équipe des relations avec les diplômés.

Dès l’accueil au pavillon Roger-Gaudry, le ton était donné avec la remise de rubans bleus soulignant les anniversaires d’obtention du diplôme des invités présents, ainsi que d’épinglettes portant le sceau de l’Université de Montréal, une marque distinctive et rare qui a été appréciée par les diplômés.

L’émotion était palpable au cours de la cérémonie dans l’amphithéâtre Ernest-Cormier, où le recteur, Guy Breton, a exprimé sa joie de revoir les diplômés et de participer à cette rencontre. Il a rappelé que la nouvelle charte, adoptée en mars dernier par l’Assemblée nationale, permet désormais une présence accrue des diplômés au sein des instances de l’Université. Il a souligné leur rôle essentiel comme ambassadeurs de l’Université de Montréal, une université citoyenne, inclusive et ouverte sur le monde: «Nos diplômés sont à la fois l’aboutissement de notre triple mission de recherche, de transmission du savoir et de service à la collectivité, et les représentants de cette mission.»

Raymond Lalande, vice-recteur aux relations avec les diplômés, à la philanthropie et aux partenariats, a quant à lui évoqué le lien particulier qui unit les diplômés à leur université: «Revenir sur le campus si longtemps après la fin de vos études, voilà un signe d’attachement fort dont nous pouvons être fiers et reconnaissants. C’est pourquoi ce conventum allie la fête à la connaissance: nous vous célébrons, vous, chers diplômés, tout en répondant à votre soif de savoir.»

Pour entretenir ce goût d’apprendre, chaque diplômé présent a reçu une paire de billets pour la prochaine saison des Belles Soirées. Le programme fête cette année ses 40 ans et sa directrice, Helena Urfer, a donné en exclusivité un aperçu de la riche programmation d’automne.

Isabelle Bussière, directrice principale des relations avec les diplômés et maître de cérémonie, a ensuite convié les diplômés à monter sur la scène pour des photos de groupe en compagnie des officiels présents, dont plusieurs doyens.

Intelligence artificielle, diplomatie et exoplanètes

Après le dîner dans l’emblématique Hall d’honneur, où près de 150 convives avaient pris place, et après avoir posé sous les flashs du photomaton, les diplômés sont partis à la redécouverte du campus, accompagnés de membres de la communauté universitaire qui ont tous accepté avec enthousiasme de leur faire partager quelques trésors de l’Université.

Ainsi, Myriam Côté, directrice de la recherche et du développement à l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal, et Gaétan Marceau Caron, agent de recherche au Département d’informatique et de recherche opérationnelle, se sont attelés à démythifier l’intelligence artificielle en répondant aux très nombreuses questions posées par les diplômés.

Jocelyn Coulon, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales de l’UdeM, a pu discuter avec les participants de la place du Canada dans le monde et de son expérience de conseiller au sein du gouvernement Trudeau, qu’il relate dans son ouvrage Un selfie avec Justin Trudeau: regard critique sur la diplomatie du premier ministre, paru récemment.

Au Carrefour des arts et des sciences, Olivier Hernandez, ancien coordonnateur de l’Institut de recherche sur les exoplanètes et tout nouveau directeur du Planétarium Rio Tinto Alcan, a emmené les diplômés dans l’univers des exoplanètes, un champ de recherche où l’Université de Montréal est à la pointe des découvertes.

À la Bibliothèque des livres rares et collections spéciales, les participants ont eu le privilège de découvrir des documents de grande valeur en compagnie de Normand Trudel, bibliothécaire patrimonial. Ils sont ressortis émerveillés de ce véritable voyage à travers les siècles.

Du côté du CEPSUM, les diplômés ont eu la chance d’assister à un entraînement de l’équipe de football des Carabins et de prendre quelques photos avec Danny Maciocia, entraîneur-chef de l’équipe. Le programme de sport d’excellence des Carabins est le plus important programme de sport universitaire francophone en Amérique et les diplômés présents, dont un ancien Carabin, ont pu mesurer l’évolution des installations et des moyens mis à la disposition de nos étudiants-athlètes ces dernières décennies.

Finalement, à la Faculté de l’aménagement, ce sont les étudiants qui ont pris le temps d’échanger avec les diplômés, dans l’effervescence des derniers préparatifs de l’exposition des finissants, qui s’ouvrait le lendemain. Les invités ont ainsi pu constater le talent de la relève, mais aussi la qualité des lieux consacrés à l’apprentissage durant cette visite en compagnie du doyen, Paul Lewis, et alors que la Faculté de l’aménagement célèbre cette année ses 50 ans.

Ainsi s’est achevée une journée riche en émotions et en découvertes qui, de l’aveu même des participants, a renforcé leur sentiment d’appartenance à l’Université. Jacques Girard, président du conseil des diplômés et de l’Association des diplômés de l’UdeM, qui fête les 55 ans de l’obtention de son diplôme cette année, en a profité pour leur lancer un appel: «Engagez-vous! Votre alma mater a besoin de vous, de ses diplômés issus de divers milieux de la société, pour enrichir continuellement son histoire et contribuer à son rayonnement actuel et futur, ici et partout dans le monde.»