L’Université de Montréal salue le travail et le talent de ses chercheurs

Plus d’une centaine de personnes ont participé à la cérémonie Bravo à nos chercheurs, tenue le 15 mai à l’agora Morris-et-Rosalind-Goodman du pavillon Jean-Coutu.

Plus d’une centaine de personnes ont participé à la cérémonie Bravo à nos chercheurs, tenue le 15 mai à l’agora Morris-et-Rosalind-Goodman du pavillon Jean-Coutu.

Crédit : Caroline Dostie

En 5 secondes

Au cours de la cérémonie Bravo à nos chercheurs, l’UdeM a rendu hommage à ses chercheurs qui se sont illustrés dernièrement.

Plus d’une centaine de personnes ont participé à la cérémonie Bravo à nos chercheurs, tenue le 15 mai à l’agora Morris-et-Rosalind-Goodman du pavillon Jean-Coutu. L’occasion de rendre hommage aux chercheurs et chercheuses de l’UdeM qui se sont illustrés dans les 12 derniers mois par l’obtention ou le renouvellement d’une chaire de recherche du Canada ou d’une chaire philanthropique, ou encore par l’obtention de subventions de recherche majeures, d’un prix ou d’une distinction au Québec ou à l’étranger.

Le recteur Guy Breton a félicité ces hommes et ces femmes pour leurs succès «qui témoignent de votre travail acharné, de votre talent et de votre dévouement à la cause du savoir». Il a ensuite souligné l’importance de la reconnaissance publique de leur travail. «Vos succès justifient l’importance que prend l’Université de Montréal dans toute la société, pour tout le monde. On dit souvent que le nerf de la guerre, c’est l’argent. Mais pour une université comme la nôtre, le nerf de la guerre, c’est la reconnaissance publique de nos actions.»

Pour sa part, la chancelière Louise Roy, qui termine son mandat à la tête du Conseil de l’Université le 1er juin, a rappelé que «l’Université de Montréal est solidement établie comme l’une des cinq grandes universités de recherche du Canada et l’une des meilleures universités dans le monde. Cette position repose en grande partie sur l’excellence de nos chercheurs et chercheuses. Je quitte peut-être la présidence du Conseil, mais je resterai une fervente partisane de la recherche à l’Université de Montréal, dans tous les domaines».

De gauche à droite: Sarah Horrocks, de la Fiducie Killam, André Gaudreault, René Doyon et Carole Boucher, du Conseil des arts du Canada.

Crédit : Caroline Dostie

Le Conseil des arts du Canada a également profité de la cérémonie pour remettre le prestigieux prix Killam en sciences humaines à André Gaudreault, du Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques, et une bourse Killam à René Doyon, du Département de physique.

UdeMNouvelles a rencontré quelques chercheurs honorés à cette soirée. Ils nous ont notamment parlé de leurs travaux, du métier de chercheur et de leurs motivations.

  • Nabil Seidah

    Crédit : Amélie Philibert

Nabil Seidah

Département de médecine, Faculté de médecine
Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en protéolyse des précurseurs

Directeur du Laboratoire de biochimie neuroendocrinienne de l’Institut de recherches cliniques de Montréal

L’un des moments phares de la carrière du Dr Nabil Seidah fut la codécouverte en 1976 de la ß-endorphine, une hormone qui atténue la douleur et favorise le bien-être chez les mammifères. Le chercheur d’origine égyptienne venait tout juste d’arriver à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). Depuis, il se consacre à l’étude d’une famille de neuf protéases, les protéines convertases. Chef de file mondial dans le domaine, le Dr Seidah a réussi à démontrer, avec son équipe, l’importance de ces composantes dans des maladies aussi répandues que le cancer, le sida et l’hypercholestérolémie, entre autres.

Pourquoi avoir choisi de vous établir à Montréal?

Je terminais un doctorat en biophysique mathématique aux États-Unis et le français me manquait! Je cherchais également le moyen de revenir à la biologie et j’ai rencontré Michel Chrétien, qui travaillait sur les hormones polypeptidiques au tout nouvel IRCM. Je ne connaissais rien aux protéines! Mais j’ai eu la chance qu’il m’engage et ce fut une révélation.

Que vous permet l’obtention d’une chaire de recherche du Canada?

Dans un premier temps, ce type de financement nous permet de passer plus de temps avec nos étudiants. Ensuite, si l’on veut faire connaître ses travaux, il faut voyager! Nous pouvons aussi faire des incursions dans d’autres domaines de recherche. Je crois, par exemple, qu’il y a une relation entre le cholestérol et le cancer. J’ai pu rencontrer, grâce à la Chaire, des chercheurs qui travaillent sur le cancer et avec qui je vais collaborer en ce sens.

De la découverte de la ß-endorphine à celle des convertases, il y a eu du chemin…

Quinze ans de travail! L’idée est venue de Michel Chrétien, qui croyait que des enzymes devaient avoir un rôle dans le découpage de la ß-endorphine. Toutes les deux semaines, je rapportais des centaines de têtes et d’organes de porcs de l’abattoir de Saint-Hyacinthe afin d’en extraire les enzymes. C’était compliqué, et pendant longtemps on a échoué lamentablement…

Jusqu’à ce que vous réussissiez. Qu’est-ce qui fait que l’on continue?

La volonté de comprendre! Je me souviens que, lorsqu’on a découvert la ß-endorphine, on pleurait comme des enfants parce qu’on avait enfin compris! Même si, dans les faits, on avait très peu compris…

Vous souhaitiez cependant aller au-delà de la compréhension du processus…

Oui, je me suis toujours intéressé aux possibilités cliniques, même si, auparavant, on regardait avec un certain scepticisme les chercheurs qui avaient des objectifs cliniques. Mais vous ne pouvez pas imaginer la réaction des patients lorsqu’on arrive à mettre au point un médicament… On a découvert en 2003 la convertase PCSK9, la dernière de la famille, qui joue un rôle dans l’hypercholestérolémie. Un médicament en a découlé qui permet de diminuer de 60 % le taux de cholestérol des personnes atteintes, sans effet secondaire. C’est énorme! On estime de 200 000 à 300 000 le nombre de personnes qui bénéficient de ce médicament.

Quel est l’avenir de votre domaine de recherche?

Nous commençons à avoir des outils – le CRISPR – qui nous permettent de moduler le génome. Ça, c’est très fort! Mais il faut y aller doucement, puisque nous n’en connaissons pas encore toutes les conséquences. Vous savez, dans les débuts de la biologie moléculaire, les gens craignaient qu’on fabrique des monstres… Il ne faut donc pas avoir peur de ces nouvelles technologies qui nous offrent des possibilités extraordinaires, dans la mesure où on les emploie à bon escient. Et c’est là que nous, les scientifiques, devons nous montrer vigilants pour éviter les excès.

  • Brigitte Lefebvre

    Crédit : Amélie Philibert

Brigitte Lefebvre

Professeure à la Faculté de droit
Titulaire de la Chaire Jean-Louis Baudouin en droit civil

Diplômée de l’Université de Montréal et de l’Université Paris II Panthéon-Assas, Brigitte Lefebvre a rejoint les rangs de la Faculté de droit en 2003 pour y enseigner le droit privé. Cette spécialiste du droit patrimonial de la famille, du droit des personnes et de la famille et du droit des contrats notamment en matière de bonne foi contractuelle est, depuis un an, titulaire de la Chaire Jean-Louis Baudouin en droit civil de l’UdeM.

Quels sont les objectifs de la Chaire Jean-Louis Baudouin en droit civil?

Il s’agit principalement de faire rayonner le droit civil, qui est le droit commun du Québec, un droit unique en Amérique du Nord, où l’on baigne dans un océan de common law. Le Code civil du Québec, réformé en 1994, a servi de modèle à plusieurs autres droits dans le monde lorsqu’ils ont été révisés. C’est le cas des droits roumain et argentin. La chaire Jean-Louis Baudouin veille à l’organisation d’activités scientifiques (conférences, colloques…) et de recherche sur des objets de droit civil.

Elle vise également à former la relève dans ce domaine. Un concours de nouveaux chercheurs est ainsi organisé chaque année. D’ailleurs, plusieurs de ses lauréats sont maintenant des collègues à l’UdeM ou dans d’autres universités du Québec et du Canada.

Qu’est-ce qui vous plaît dans le droit civil?

C’est le droit des gens! Le droit patrimonial de la famille, dans lequel je suis spécialisée, traite notamment des questions qui touchent aux régimes matrimoniaux, aux successions… Ce sont des sujets qui nous interpellent tous dans notre vie quotidienne.

Ce sont également des questions très actuelles…

Exactement. Le droit civil est loin d’être statique et figé. Il suffit de feuilleter les journaux pour s’en rendre compte. Il y a quelques jours par exemple, un juge demandait la reconnaissance des familles «à trois parents». Un peu plus tôt, on évoquait la question des mères porteuses. Plus proche de mon secteur d’activité, la question de l’insémination artificielle post-mortem est également brûlante d’actualité. Doit-on reconnaître des droits successoraux à l’embryon qui est congelé et implanté dans l'utérus de la mère après le décès du père? Ce sont toutes des questions qui n’ont pas encore de réponses, mais sur lesquelles la société et le droit devront se pencher très rapidement. On pourrait aussi parler de la conjugalité quant aux conjoints de fait. Il y a ici une incohérence du droit entre la réalité du droit social et la réalité du droit civil qui occulte presque complètement ce mode de conjugalité, qui représente pourtant aujourd’hui 38 % des couples québécois.

Que représente pour vous l’obtention de cette chaire?

C’est un espace qui me permet d’aborder plusieurs angles du droit civil. Pendant 14 ans, j’ai été titulaire de la Chaire du notariat de l’UdeM, qui avait des objectifs plus précis, car elle devait répondre aux impératifs de la profession notariale. La chaire Jean-Louis Baudouin ouvre un espace de recherche potentiel au profit de toute la communauté juridique sans que les travaux menés soient nécessairement liés à une seule profession juridique.

Et puis, obtenir cette chaire représente aussi un privilège. En plus d’avoir été un de mes professeurs en première année, Jean-Louis Baudouin a été membre de mes jurys de mémoire et de thèse. C’est donc un honneur de faire perdurer l’image d’un des plus grands juristes civilistes du Québec.

  • Marcel Thouin

    Crédit : Benjamin Seropian

Marcel Thouin

Professeur au Département de didactique de la Faculté des sciences de l’éducation
Lauréat du prix Raymond-Gervais, décerné par l’Association pour l'enseignement de la science et de la technologie au Québec

Marcel Thouin est l’un des seuls chercheurs au Québec à avoir fait de la didactique des sciences au préscolaire et au primaire l’œuvre d’une vie. Celui qui se perçoit comme un «ingénieur» a toujours travaillé à rendre la théorie utile aux acteurs du milieu. Il est aujourd’hui considéré comme une sommité dans la compréhension que nous avons de l’apprentissage des sciences chez les tout-petits, ainsi que dans la manière de préparer les futurs enseignants à l’éducation scientifique.

Votre intérêt pour l’enseignement des sciences n’est pas récent…

En effet! Je suis le deuxième d’une famille de huit enfants et, très jeune, je me suis occupé de mes frères et sœurs, notamment en jouant le rôle de «moniteur» et en leur proposant des activités scientifiques comme la capture de papillons et d’insectes. Au cégep, j’ai créé avec des camarades une entreprise de camps de jour pour les enfants du quartier et l’essentiel des activités offertes était des activités scientifiques.

Qu’est-ce qui vous fascine chez les jeunes enfants?

J’ai toujours aimé leur pensée non linéaire, les associations libres dont ils sont capables. Avec les jeunes enfants, on peut faire entrer en scène la créativité et l’imagination. D’ailleurs, encore aujourd’hui, lorsque je travaille avec eux sur des problèmes scientifiques, ils trouvent toujours des solutions auxquelles je n’avais pas pensé!

Ont-ils une manière bien à eux de comprendre les sciences?

Les enfants ont toutes sortes d’idées qui ne sont pas scientifiques, par exemple ils peuvent croire que la Terre est plate ou que les phases de la Lune sont causées par les nuages. L’un des défis consiste à comprendre la présence de ces conceptions non scientifiques et non pas de les remplacer, mais plutôt de tranquillement contribuer à les faire évoluer. Lorsqu’on fait des sciences avec les enfants du primaire, ils ne comprennent pas tout, mais ce n’est pas grave; il s’agit d’un éveil qui trouvera une résonance et qui facilitera leur compréhension de la matière plus tard.

Êtes-vous préoccupé par la place des femmes en sciences?

Je suis plutôt préoccupé par l’absence d’hommes dans l’enseignement au préscolaire et au primaire! Lorsque je suis devenu professeur, plus de 90 % de mes étudiants étaient des femmes, mais je pensais que ça changerait avec le temps. Malheureusement, c’est toujours le cas. C’est dommage, puisque les hommes sont très appréciés dans le monde de l’éducation. Ils ont aussi un rôle important à jouer en tant que modèles, notamment auprès des enfants de milieux défavorisés dont plusieurs vivent dans des familles monoparentales dirigées par des femmes.

Avez-vous des souhaits pour le système d’éducation?

Je fais partie de ceux qui déplorent le système à trois vitesses du Québec: les écoles privées, les écoles publiques à vocation particulière et les écoles publiques «ordinaires». Ainsi, les élèves «normaux» sont relégués dans des classes dont personne ne veut et où le taux d’épuisement professionnel chez les enseignants est très élevé. Nous devrions plutôt favoriser des classes hétérogènes composées d’élèves qui interagissent au lieu d’accepter ce système stratifié où les élèves les plus forts sont regroupés. On parle carrément d’un phénomène de ségrégation qui, dans son ampleur, n’a pas d’égal dans les pays de l’OCDE.

  • Ginette Michaud

    Crédit : Amélie Philibert

Ginette Michaud

Professeure au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal, Ginette Michaud est spécialiste des littératures française et québécoise du 20e siècle. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages et essais consacrés à Roland Barthes, James Joyce, Jacques Ferron et Jacques Derrida.

Vous enseignez la littérature, mais votre démarche intellectuelle réside dans l’interdisciplinarité…

Tout à fait. Mes travaux font le pont entre la littérature, la philosophie et la psychanalyse. Je me mets à l’écoute des œuvres afin d’ouvrir le dialogue sur des questions importantes comme l’identité. À l’époque de mes études, dans les années 70, l’interdisciplinarité était déjà à l’horizon même si les départements étaient encore très cloisonnés. J’ai tenté de rester fidèle à mes divers champs d’intérêt: au premier chef, la littérature bien sûr, mais aussi la philosophie, la psychanalyse et l’histoire de l’art. Lorsque j’analyse les rapports de croisement par exemple entre les œuvres du philosophe Jacques Derrida et de l’écrivaine Hélène Cixous, je le fais en accordant une double écoute à la philosophie et la littérature. C’est assez singulier d’avoir, au travers de l’écriture, une oreille ouverte dans les deux champs de recherche en même temps.

Votre travail a d’ailleurs permis de mieux faire connaître la littérature québécoise en Europe. Comment procédez-vous?

Je m’en fais un point d’honneur. Par exemple, lorsque j’étudiais Ferron, je travaillais à partir de certaines notions de Derrida pour interroger autrement les enjeux identitaires si complexes dans l’œuvre de Ferron. En Europe, tout le monde me reconnaît comme québécoise par ma façon de travailler. Nous avons une manière d’aborder les textes qui est assez différente des Américains et des Européens. Ici, surtout au département, on privilégie le rapport très étroit avec le texte. Cela signifie que les analyses textuelles sont très près de la langue. On travaille le matériau, le signifiant, le mot, la syntaxe.  

C’est une approche axée sur le détail...

Effectivement. Ma recherche doctorale portait d’ailleurs sur la question du fragment, le détail qu’apporte la «microlecture», un concept que j’utilisais déjà à l’époque. C’est encore aujourd’hui la base de mon approche. Je ne pars pas de théories pour les appliquer au texte, mais du texte pour ensuite en venir à des questions philosophiques et esthétiques plus larges. On peut penser que cela va de soi, mais ce n’est pas du tout le cas. Pour devenir un lecteur littéraire, il faut être en contact avec des états de langue très différents – de la Renaissance à l’extrême contemporain en passant par le Moyen Âge et le 18e – afin d’apprécier la mémoire de la langue.

Vous enseignez à l’Université depuis combien d’années?

Cela fera 32 ans l’an prochain. L’Université de Montréal est mon alma mater. J’y ai fait toutes mes études, ce qui était plutôt atypique à l’époque. Après mon baccalauréat, j’ai entrepris une maîtrise en littérature québécoise, puis un doctorat en littérature française et, enfin, un postdoctorat à l’Université du Québec à Montréal. J’enseigne ici depuis 1987. Je suis une des premières de ma génération à ne pas m’être exilée en France pour mes études aux cycles supérieurs.

Et vous avez reçu le prix Acfas Adrien-Pouliot 2017, qui souligne l’excellence et le rayonnement de vos travaux menés en collaboration avec la France…

Dès mon doctorat, j’ai établi des collaborations avec des écrivains et penseurs en France en affirmant mon lien très fort aux deux littératures. J’étais très contente de recevoir ce prix habituellement décerné à des chercheur et chercheuses du domaine des sciences, car on reconnaît ainsi l’apport spécifique à la recherche des sciences humaines, en particulier dans le domaine littéraire.

Ce qui vous tient à cœur pour l’avenir?

Je prendrai ma retraite en juillet 2019, mais je poursuivrai mon travail d’édition des séminaires de Jacques Derrida. Je suis l’une des deux francophones à faire partie du comité international responsable de l’édition des cours et séminaires du philosophe et je prends à cœur cette responsabilité. J’ai aussi une recherche en cours sur l’œuvre de la philosophe et écrivaine Sara Kofman. Je m’intéresse à son travail sur l’esthétique, la psychanalyse, son rapport à sa judéité et au féminin depuis une bonne vingtaine d’années. Depuis son suicide en 1994, son œuvre avait été délaissée, surtout en France. Avec une collègue française, responsable de ses archives à l’IMEX [Institut Mémoires de l’édition contemporaine], je travaille présentement à l’organisation d’un colloque portant sur l’œuvre de Kofman qui aura lieu en 2019. J’aurai également l’honneur dans quelques jours de prononcer la conférence d’ouverture au 6th Derrida Today, qui se tient à l’Université Concordia. J’y aborderai la question des femmes dans le séminaire de Derrida que je suis en train d’éditer et où il est plus particulièrement question du viol. J’espère aussi accueillir des projets d’écriture différents comme celui que je viens de terminer avec ma fille. Il s’agit d’un carnet japonais, écrit sous forme de fragments, qui sera publié à l’automne aux Éditions Héliotrope. Nous avons eu beaucoup de plaisir à prolonger notre voyage par cet autre voyage qu’est l’écriture à deux.