Prix du recteur 2018: l'équipe du Projet SEUR, lauréate dans la catégorie Diversité

De gauche à droite: Amélie Brunet, Carl-Vincent Boucher, Katia Hitache, Michèle Brochu, Stéphanie Leboeuf, Émilie Rouaud, Alberto Slinger, Virginie Beaulieu, Louis-Karl Pedneault et Ruth Desmornes.

De gauche à droite: Amélie Brunet, Carl-Vincent Boucher, Katia Hitache, Michèle Brochu, Stéphanie Leboeuf, Émilie Rouaud, Alberto Slinger, Virginie Beaulieu, Louis-Karl Pedneault et Ruth Desmornes.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

L'équipe du Projet SEUR, dirigée par Stéphanie Lebœuf, du Bureau du développement et des relations avec les diplômés, remporte le Prix du recteur dans la catégorie Diversité.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, en quoi consiste le Projet SEUR?

Le Projet SEUR [Projet de sensibilisation aux études, à l’université et à la recherche], qui a été lancé par Louis Dumont il y a 18 ans, a pour but de favoriser l’égalité des chances chez les élèves éloignés des cursus universitaires en raison de leur appartenance à des milieux moins sensibilisés à l’importance des études ou à cause de besoins particuliers (décrochage, immigration, douance). En partenariat avec les écoles montréalaises publiques des milieux défavorisés ou multiculturels, et des organismes qui agissent auprès des jeunes plus vulnérables, nous établissons un lien concret entre ces jeunes et l’Université. Notre présence dans ces milieux amène progressivement les élèves à se familiariser avec les études et la vie universitaires, à mieux connaître les programmes et à s’identifier à des étudiants. Cette approche renforce la persévérance scolaire et la stabilité du choix du programme d’études tout en dédramatisant l’entrée à l’université, qui devient alors un lieu connu.

Plusieurs étudiants de l’UdeM prennent part à ce projet. Quelles sont leurs motivations?

Notre équipe s’entoure d’étudiants bénévoles de tous les programmes et cycles, engagés dans la valorisation des études, de la réussite et de l’ambition scolaires, et désireux de transmettre leur expérience. Certains veulent également offrir leur soutien aux élèves, car ils auraient aimé avoir une telle aide lorsqu’ils étaient plus jeunes.

A-t-on déjà pu mesurer les effets concrets des activités du Projet SEUR auprès des jeunes?

Plus de 2500 jeunes ont participé à nos activités pendant l’année 2017-2018. Dans les écoles secondaires, les conseillers d’orientation notent que les élèves sont mieux informés et que ceux qui bénéficient du volet accompagnement sont plus réalistes dans leurs choix d’orientation. Sur le long terme, nous souhaitons mesurer l’effet longitudinal de nos actions sur les parcours scolaires des élèves participants. Notre objectif est de concevoir des ressources pour mener cette grande recherche.

Quels sont vos souhaits pour les années à venir?

Pour poursuivre les activités gagnantes déjà en place, il nous faut d’abord stabiliser notre financement, à travers la philanthropie par exemple. Certains volets pourraient être développés et joindre davantage d’élèves. De plus, certaines communautés ne sont malheureusement pas, ou plus, intégrées à nos activités. C’est le cas notamment des jeunes autochtones, pour qui les défis relatifs à la poursuite de leurs études sont grands. De nouveaux volets sont donc à imaginer, de nouvelles approches sont à prévoir, de nouveaux liens à créer. Louis Dumont disait: «Un futur Prix Nobel se cache peut-être parmi les élèves que nous rencontrons et accompagnons.» Nous ne pouvons pas priver l’Université d’une telle occasion! Alors, poursuivons notre engagement dans les quartiers moins favorisés dans l’espoir de découvrir ce jeune.

Pourquoi avez-vous soumis la candidature du Projet SEUR aux Prix du recteur?

Pascale Ouellet, adjointe à la vice-rectrice à recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation:

Je voulais saluer la mission du Projet SEUR, qui œuvre à l’égalité des chances et, d’une certaine façon, à façonner l’université diversifiée de demain en joignant les élèves les plus éloignés des cursus universitaires et en créant un lien concret entre les jeunes et l’Université. Je tenais à remercier et à féliciter les étudiants et les professeurs qui participent à ce projet. Ils vont à la rencontre des plus jeunes pour leur tendre la main et leur dire que tout est possible. Je les trouve formidables. Et je voulais également souligner l’excellent travail de la coordonnatrice de ce beau projet, Stéphanie Lebœuf.