Prix du recteur 2018: Nathalie Bélanger, lauréate dans la catégorie Initiative

Nathalie Bélanger

Nathalie Bélanger

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Nathalie Bélanger, chef bibliothécaire à la Faculté de droit, remporte le Prix du recteur dans la catégorie Initiative.

Vous êtes à l’origine de plusieurs projets relatifs à la santé mentale des étudiants de la Bibliothèque de droit: Semaine sans stress, séances de «zooanimation», luminothérapie… Pourquoi avoir mis ces activités en place?

J’ai toujours eu à cœur d’offrir un service de qualité, rapide et efficace aux usagers des bibliothèques où j’ai travaillé. Peu après mon arrivée à l’UdeM, en mars 2016, j’ai assisté à une présentation faite par une collègue de l’Université de Calgary qui avait instauré dans sa bibliothèque des activités ludiques visant à réduire le stress des étudiants. L’idée de reproduire ce modèle à la Bibliothèque de droit a alors germé dans mon esprit. J’ai en effet rapidement constaté à quel point les étudiants vivent du stress de performance, surtout dans un milieu hautement compétitif comme le droit. Nous avons des étudiants étrangers, des étudiants aux cycles supérieurs et des étudiants qui ont, en plus de leur parcours universitaire, de grandes responsabilités. Beaucoup passent énormément de temps à la bibliothèque, qui devient alors leur second chez-eux. Je souhaite rendre ce milieu de vie plus agréable.

Comment ces projets ont-ils été reçus par les étudiants?

Les étudiants sont reconnaissants que nous cherchions à prendre soin d’eux. Ils nous disent qu’ils se sentent choyés et bien accueillis. Il faut voir leurs visages s’illuminer et leurs yeux pétiller lorsqu’ils aperçoivent le bar à bonbons ou qu’ils peuvent câliner chats et chiens lors des séances de zooanimation. Les associations étudiantes nous ont également offert leur appui.

Qu’aimez-vous le plus dans votre travail à la Bibliothèque de droit?

J’aime tout de mon travail! Et en particulier la diversité des tâches. Nous avons la chance d’avoir une direction qui appuie nos initiatives, nous encadre bien et nous laisse une certaine autonomie qui nous permet d’instaurer des projets qui sortent du cadre plus traditionnel. Je suis chanceuse d’avoir une équipe composée d’employés dévoués et qui ont tous à cœur le bien-être de nos usagers. J’aime aussi être sur le terrain pour constater l’expérience des étudiants qui viennent à la bibliothèque et avoir le sentiment de pouvoir les aider et les soutenir dans leur parcours.

Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir, ainsi qu’à la Bibliothèque de droit?

Avoir la possibilité d’offrir des services, des lieux et des activités adaptés aux besoins de nos usagers. Pour moi, l’essentiel est de faire en sorte que la bibliothèque soit perçue comme un endroit incontournable de la vie universitaire, qu’elle joue un rôle clé dans les études et la réussite universitaires et que les diplômés se souviennent avec joie des bons moments qu’ils y auront passés. J’espère aussi continuer à recevoir l’appui de tous mes collègues lorsque je souhaiterai mettre en place d’autres initiatives un peu folles et qui sortent de l’ordinaire!

Prix Coup de cœur

Dans cette catégorie, un prix Coup de cœur a été attribué à Jean-Michaël Lavoie, professeur adjoint à la Faculté de musique.

Pourquoi avez-vous soumis la candidature de Nathalie Bélanger aux Prix du recteur?

Richard Dumont et l’équipe de la Bibliothèque de droit:

Le prix Initiative est fait sur mesure pour Nathalie. Son côté entrepreneurial et sa capacité de prendre des risques inspirent ses collègues, sans parler des liens qu’elle a su établir avec les associations étudiantes en droit. Si la réussite des étudiants est au cœur de ses préoccupations, leur bien-être psychologique l’est tout autant. Sensible au fait que certains étudiants passent de longues heures à la bibliothèque, elle a su saisir les bonnes idées portées à son attention avec une grande ouverture d’esprit. Ainsi, elle a créé Ronronner à la bibliothèque et la Semaine sans stress. Bar à thé, bar à bonbons, mandalas, jeux de société, séances de zooanimation et atelier de nutrition étaient au menu de la Semaine sans stress. L’utilisation de la luminothérapie, une première dans les bibliothèques universitaires du Québec, a eu un écho jusque dans les médias!

Mais au-delà des projets eux-mêmes, l’effet transformateur sur l’ensemble du réseau des bibliothèques est ce qui nous touche tout particulièrement. À preuve, certaines expériences réalisées d’abord à la Bibliothèque de droit ont percolé dans d’autres bibliothèques du réseau.