Un important travail d’enquête attendait Éléonore Aubut-Robitaille, archiviste à la Division des archives et de la gestion de l’information de l’UdeM, lorsqu’elle a été sollicitée par le Bureau des communications et des relations publiques pour collaborer à ce projet d’exposition.
«Chaque projet est une découverte. Dans celui-ci en particulier, le plus grand défi a certainement été de me familiariser avec l’histoire architecturale de l’Université, ce qui a été aménagé sur le campus de la montagne et à quel moment, les projets envisagés et ce qui a été réellement construit ou encore l’occupation intérieure, surtout celle du pavillon Roger-Gaudry. Plus d’une centaine de photographies ont été proposées en lien avec ce projet, dont certaines que je voyais pour la première fois!» dit-elle.
C’est en parcourant la quantité et la diversité des images d’archives qu’on se rend compte de l’ampleur de la tâche et des risques inhérents à ce type de recherche.
Certaines photos d’archives sont d’ailleurs moins bien conservées ou plus rares, mais non moins saisissantes, comme celle où l’on aperçoit le versant nord de la montagne avant la grande phase d’expansion du campus, dans les années 1960.
«Dans cette masse impressionnante d’archives institutionnelles, le risque est grand de se perdre, de chercher dans toutes les directions, explique Éléonore Aubut-Robitaille. Mes collègues et moi avons travaillé fort pour trouver des photos qu’on n’avait pas encore vues. Souvent, dans certains projets, les mêmes images sont réutilisées parce qu’elles sont magnifiques, que ce sont des images signatures, mais l’objectif était également de proposer des images qu’on n’avait pas encore eu la chance de voir.»
Enfin, l'abondance de documents et d’informations ainsi que la variété des instruments de recherche peuvent représenter un défi pour l’archiviste qui doit répondre aux besoins de la clientèle: «Dans une recherche d’archives comme celle que nous venons de réaliser, il faut en général consulter plusieurs fonds d’archives, utiliser plusieurs instruments de recherche et d’outils pré- et postinformatisation dont les descriptions sont d’une précision très variable. Les archives décrites à la pièce, numérisées et disponibles en ligne en un clic sont une petite portion de la documentation, la pointe de l’iceberg. Ici, à l’Université de Montréal, on parle de près de 150 ans d’histoire en archives, soit plusieurs dizaines de milliers de photographies et au moins deux kilomètres linéaires d’archives textuelles!»