L’Université de Montréal célèbre un don historique

Le don testamentaire de Guy Joron, diplômé en science politique de l'UdeM en 1964, est l'un des plus importants jamais reçus par l’Université.

Le don testamentaire de Guy Joron, diplômé en science politique de l'UdeM en 1964, est l'un des plus importants jamais reçus par l’Université.

Crédit : Famille de Guy Joron

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Guy Joron, diplômé en science politique de l’UdeM, homme politique et philanthrope, a fait un don testamentaire de 15 M$ à l’Université de Montréal et ses écoles affiliées.

Plusieurs personnalités québécoises, dont l'ancienne première ministre Pauline Marois, se sont réunies au campus de l’Université de Montréal à Laval pour souligner le don exceptionnel de Guy Joron, qui a légué 15 M$ à l’UdeM et à ses écoles affiliées. Ce don testamentaire représente un des plus importants dons jamais reçus par l’Université. Ainsi, HEC Montréal et Polytechnique Montréal se partageront à parts égales 3 M$, alors que l’UdeM recevra 12 M$.

«Tout au long de sa vie, Guy a toujours été persuadé que plus une société est scolarisée, plus elle est riche socialement, financièrement et culturellement. L’éducation a toujours été une valeur très importante pour lui et, par ce don, il souhaitait souligner l’importance du rôle de l’Université de Montréal pour l’ensemble de la francophonie, a mentionné son conjoint, Hugo Valencia. En planifiant ce don, Guy voulait montrer son amour du peuple québécois, faire un geste politique – et non partisan – en faveur de l’éducation supérieure de langue française, dont il était si fier. Il souhaitait aussi et surtout montrer l’exemple afin que son geste ait un effet d’entraînement.»

«En jouant un rôle fondamental dans le positionnement de l’énergie au cœur de notre développement économique et social, Guy Joron a eu une influence considérable sur les réalisations et les ambitions de milliers d’ingénieurs dans tous les domaines du génie. Il a marqué notre identité collective avec une vision avant-gardiste en matière de développement et de croissance durables. Son don testamentaire à l’attention de Polytechnique Montréal démontre la grande importance qu’il accordait au soutien de la formation des nouvelles générations d’ingénieurs au Québec», a déclaré Gilles Savard, professeur titulaire à Polytechnique Montréal, directeur général de l’Institut de valorisation des données et ami intime de M. Joron.

«HEC Montréal tient à remercier chaleureusement M. Joron pour sa bienveillance à l’égard de jeunes tout aussi passionnés que lui-même l’aura été tout au long de sa vie, a dit Michel Patry, directeur de HEC Montréal. Des bâtisseurs de demain, ouverts sur leurs communautés et dotés d’une volonté inébranlable de changer le monde, exactement à l’image du grand donateur qu’est devenu, et sera toujours, M. Guy Joron.»

L’Université de Montréal a voulu saluer ce geste d’extrême générosité et annonce aujourd’hui que le pavillon du campus de l’UdeM à Laval portera désormais le nom de pavillon Guy-Joron. Son nom sera donc inscrit dans le patrimoine de l’Université et dans celui de la ville où il a été député de 1976 à 1980.

Ami très proche du défunt, Claude Charron – qui a été député 1970 à 1982 et ministre à partir de 1976 – a rendu hommage à M. Joron. «Le Guy Joron que j’ai connu était un inconditionnel de la connaissance et de la formation pour la libération des êtres. Il ne fait, par ce geste, que poursuivre son œuvre.»

«En léguant 15 M$ à l’Université de Montréal, à HEC Montréal et à Polytechnique Montréal, Guy Joron a posé un geste tourné vers l’avenir et qui témoigne d’un grand amour pour le Québec et pour les Québécois. M. Joron a fait le choix de ne pas limiter son don à un domaine de recherche ou à une discipline en particulier. Ce don servira l’Université dans son ensemble. Et dans la durée. Ce sera un capital de développement au service de la relève et de ceux qui font progresser le savoir. Et dont toute la collectivité récoltera les fruits», a affirmé le recteur de l’UdeM, Guy Breton.

Notes biographiques

Né en 1940, Guy Joron obtient en 1964 un diplôme en science politique de l’Université de Montréal. Il cofonde en 1965 une firme de conseils financiers, où il travaille cinq ans, avant de se lancer en politique sous la bannière du Parti Québécois. Il a été secrétaire de l'Association des diplômés de l'UdeM en 1967 et en 1968. Député de Gouin de 1970 à 1973, il compte parmi les sept premiers députés du PQ. En 1976, il est réélu comme député cette fois-ci dans la circonscription des Mille-Îles. Le premier ministre René Lévesque le nomme alors ministre de l’Énergie. Guy Joron fera adopter en 1978 la première politique énergétique de l’histoire du Québec, qualifiée alors de visionnaire en raison notamment de l’instauration d’un moratoire sur l’énergie nucléaire. En 1979, il est nommé ministre des Consommateurs, des Coopératives et des Institutions financières. En 1981, il se retire de la vie politique. De 1981 à 1987, il siège au conseil d’administration d’Hydro-Québec et préside celui de la Place-des-Arts de 1982 à 1988. Il est décédé le 28 décembre 2017 à Montréal.

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