L’UdeM décerne un doctorat honorifique à Jean Rochon

Guy Breton, Jean Rochon, Louis Roquet et Alexandre Chabot, secrétaire général de l’UdeM.

Guy Breton, Jean Rochon, Louis Roquet et Alexandre Chabot, secrétaire général de l’UdeM.

Crédit : SPEQ Photo

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L’ancien ministre a reçu un doctorat «honoris causa» pour sa contribution à l’avancement de la santé publique.

L’Université de Montréal a reconnu la contribution significative à l’avancement de la santé publique de Jean Rochon en lui décernant hier, à la collation des grades de l’École de santé publique, un doctorat honoris causa.

«Nous honorons un éminent professeur, médecin, homme politique et diplômé de l’Université de Montréal […] qu’on peut considérer comme le père de la santé publique au Québec, a déclaré le recteur de l’Université, Guy Breton. Ce qui est remarquable, c’est qu’il a fait avancer la santé publique sur tous les fronts. Ses nombreuses réalisations, au Québec comme à l’étranger, ne peuvent qu’inciter nos futurs professionnels de la santé publique au dépassement, à l’engagement et à l’innovation.»

«Votre héritage politique est encore bien vivant. Et c’est ce qui me permet de vous qualifier de ministre visionnaire, a ajouté le chancelier, Louis Roquet, citant en exemple la loi de 1998 qui interdisait l'usage du tabac dans les milieux de travail. Vingt ans plus tard, la norme sociale au regard de la cigarette a complètement changé. Le taux de tabagisme a diminué au Québec. Et de nombreux décès ont été évités.»

Titulaire d’une licence en droit de l’Université de Montréal, d’un doctorat en médecine de l’Université Laval et d’un doctorat en santé publique de l’Université Harvard, Jean Rochon a assumé les fonctions de doyen de la Faculté de médecine de l’Université Laval de 1979 à 1985. Il a ensuite présidé la Commission d’enquête sur les services de santé et les services sociaux, avant de rejoindre les rangs de l’Organisation mondiale de la santé en 1988. À partir de 1994, son engagement politique l’a amené à occuper les postes successifs de ministre de la Santé et des Services sociaux, de ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, de ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et de ministre du Travail. On lui doit notamment la Loi sur le tabac et celle sur l’assurance médicaments.

Le nouveau docteur a déclaré recevoir cet honneur «avec beaucoup de fierté et d’humilité. Les connaissances et compétences que vous avez acquises, associées à la force de la jeunesse, sont un gage de succès et de confiance pour l’avenir», a-t-il conclu en s’adressant aux nouveaux diplômés.