Nicole Marcil-Gratton: une démographe remarquable, diplômée de l’UdeM

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Mme Marcil-Gratton est décédée le 16 juin, à l’âge de 75 ans.

Nicole Marcil-Gratton

L’Université de Montréal rend hommage à une femme d’exception, Nicole Marcil-Gratton, décédée le 16 juin dernier. Diplômée de l’UdeM (sociologie 1966 et démographie 1975), Mme Marcil-Gratton a mené une carrière remarquable de chercheuse au Département de démographie de l’UdeM jusqu’en 2008, année de sa retraite.

Elle a publié de nombreux articles et ouvrages qui ont contribué de façon importante à l’avancement de la démographie québécoise et de la démographie canadienne. La famille a toujours été au cœur des études de cette démographe, particulièrement du point de vue des enfants. Elle s’est ainsi intéressée à la conciliation travail-famille et à l’évolution de la famille, dont les familles recomposées. Elle est notamment à l’origine du prix Jacques-Henripin, remis annuellement à un étudiant ou une étudiante du Département de démographie de l’UdeM afin d’encourager la poursuite des recherches en démographie canadienne et en démographie québécoise, spécialement dans le domaine de la démographie de la famille.

Aider les enfants

Mme Marcil-Gratton a activement participé à la fondation et au développement du Phare Enfant et Familles, la première maison de répit et de soins palliatifs pédiatriques du Québec. C’est à l’invitation de Michèle Viau-Chagnon, dont elle partageait l’alma mater (éducation 1982 et andragogie 1993), qu’elle s’est lancée dans cette aventure à laquelle elle a consacré 17 années de sa vie. «Quand la vie aura dit son dernier mot, parents et enfants pourront séjourner ensemble dans cette maison et vivre en toute quiétude et avec dignité les derniers moments de vie de l’enfant», affirmait-elle à l’inauguration de la Maison André-Gratton.

Nicole Marcil-Gratton a reçu de nombreux hommages au cours de sa carrière. En 2009, elle a ainsi été nommée chevalière de l’Ordre national du Québec. Quatre ans plus tard, l’Association des diplômés de l’Université de Montréal lui remettait sa plus haute distinction, l’Ordre du mérite.