Innovation ouverte et entreprises: la performance n’est pas nécessairement au rendez-vous

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Les entreprises canadiennes qui se lancent dans l’«innovation ouverte» ne sont pas nécessairement plus performantes, selon une étude présentée dans le cadre de l’École d’été du CIQSS.

Au Canada comme ailleurs, les entreprises ne peuvent plus compter uniquement sur leurs propres ressources pour être à la fine pointe : elles doivent s’ouvrir aux autres. L’«innovation ouverte» renvoie justement à l’idée d’une ouverture des entreprises aux compétences, aux savoirs et aux technologies extérieures à la firme.

L’innovation ouverte mise donc sur les collaborations avec des partenaires extérieurs pour développer de nouveaux produits et services, et trouver des façons plus innovantes de faire des affaires.

Est-ce que ce modèle d’innovation améliore la performance des entreprises ? C’est la question qu’ont examinée Catherine Beaudry, professeure à Polytechnique Montréal, ainsi que Charles Bérubé et Pierre Therrien, économistes à Innovation, Sciences et Développement économique Canada, dans leurs analyses fondées sur les données de l’Enquête sur l’Innovation et les stratégies d’entreprises (EISE) de 2017.

Leur étude montre que le seul fait de collaborer ne signifie pas que les activités sont réellement innovantes. Les entreprises canadiennes qui adoptent l’innovation ouverte ne semblent pas avoir un réel avantage.

Ces résultats ont été présentés dans le cadre de l’École d’été du Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales (CIQSS), qui organisait en juin une série d’ateliers visant à faire découvrir le riche potentiel analytique des ensembles de données nouvellement accessibles dans ses installations ou qui le seront très prochainement.

Les présentations faites dans le cadre de l’atelier du CIQSS sur l’EISE peuvent être consultées ici.

Le Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales (CIQSS), créé en juillet 2000, offre à l'ensemble des chercheurs du Québec l'accès aux données détaillées des enquêtes de Statistique Canada et de l'Institut de la statistique du Québec, ainsi que les espaces, les équipements et les ressources professionnelles et techniques requises pour exploiter ces données. Il vise spécifiquement à promouvoir le développement des statistiques sociales au Québec.

Le Centre est dirigé par Benoît Dostie, professeur au Département d’économie appliquée de HEC Montréal, et chapeauté par un comité de gestion composé du professeur Dostie, du vice-doyen à la recherche de la Faculté des arts et des sciences de l'Université de Montréal, Sébastien Sauvé, et d'un représentant de chaque université membre.