Le gouvernement fédéral annonce un appui à la recherche sur la biodiversité à l’UdeM

Crédit : Amélie Philibert

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Une subvention du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada est attribuée à un projet de recherche mené au Centre de la biodiversité de l’Université de Montréal.

La ministre des Sciences et des Sports, l’honorable Kirsty Duncan, a annoncé aujourd’hui un investissement de 4 M$ pour un projet de recherche effectué à l’Observatoire aérien canadien de la biodiversité (CABO). Cette subvention est attribuée dans le cadre de l’initiative Frontières de la découverte du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

Le projet, mené au Centre de la biodiversité de l’Université de Montréal, est dirigé par le chercheur Étienne Laliberté et réunit Margaret Kalacska (Université McGill), Nicholas Coops (Université de Colombie-Britannique), Mark Vellend (Université de Sherbrooke) et Anne Bruneau (UdeM). L’équipe compte aussi sur la collaboration de chercheurs provenant de sept universités à travers le monde.

«Par cette subvention du programme Frontières de la découverte, le CRSNG démontre très clairement que la biodiversité est un enjeu de recherche majeur de notre époque, et que le Canada entend se distinguer à l’échelle internationale dans ce domaine, déclare le recteur de l’UdeM, Guy Breton. En faisant de la biodiversité une priorité nationale, l’annonce d’aujourd’hui renforce également le rôle du Centre de la biodiversité de l’Université de Montréal.»

Mieux comprendre les changements de biodiversité végétale

L’objectif principal du projet de recherche est d’étudier et de comprendre les changements de biodiversité végétale à l’échelle du Canada, en utilisant la technologie émergente de la spectranomique. C’est ainsi que l’équipe de chercheurs cartographiera la biodiversité du haut des airs, à l’aide de drones, d’avions et de satellites. Cette nouvelle méthode permettra d’étudier en temps réel les changements qui touchent les végétaux. Ce faisant, CABO pourrait bien révolutionner la façon dont les données sur la biodiversité végétale sont recueillies au Canada et ailleurs dans le monde.

« L'Observatoire aérien canadien de la biodiversité va repousser les limites de la surveillance environnementale au pays par le développement d'approches novatrices de télédétection aérienne d'espèces végétales. Ces nouvelles approches nous permettront de mieux comprendre et éventuellement de prédire les conséquences sur la biodiversité des grands changements environnementaux qui affectent les écosystèmes canadiens. Cet investissement contribuera à former la nouvelle génération de biologistes, lesquels seront beaucoup mieux outillés pour réaliser des inventaires de biodiversité à haute résolution sur de grandes surfaces », explique Étienne Laliberté.

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