Gonzalo Lizarralde a internationalisé la maîtrise en architecture

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  • Le 5 septembre 2018

  • Mathieu-Robert Sauvé
Gonzalo Lizarralde accompagne ses étudiants dans des projets à l'étranger.

Gonzalo Lizarralde accompagne ses étudiants dans des projets à l'étranger.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Les ateliers d’architecture menés à l’étranger ont valu au professeur Gonzalo Lizarralde le prix d’excellence en enseignement 2018 en internationalisation des programmes.

En amenant chaque année une quinzaine d’étudiants en architecture à concevoir un projet à Haïti, à Cuba ou en Colombie, en collaboration avec des collègues étudiants sur place, Gonzalo Lizarralde a internationalisé la formation offerte par l’UdeM aux futurs architectes. Les ateliers qu’il a mis sur pied depuis 2012 lui valent cette année le prix d’excellence en enseignement dans la catégorie Internationalisation des programmes.

«Je suis très content de cette reconnaissance, car, pour moi, l’enseignement est notre principale mission comme professeurs d’université. La recherche n’a de sens que si elle nourrit notre enseignement», confie-t-il.

Dès son arrivée en poste en 2007, l’architecte originaire de Colombie a reçu le mandat de promouvoir l’étude de l’architecture «non occidentale». C’est ainsi qu’il a créé des activités pédagogiques à la maîtrise en architecture, dont des missions à l’étranger. Des partenariats ont été établis avec l’Universidad del Valle, en Colombie; l’Université d’État d’Haïti; et l’Universidad Central «Marta Abreu» de Las Villas, à Cuba. En six ans, 120 étudiants et 10 professeurs ont pris part à ces voyages d’études. Depuis 2017, les étudiants doivent produire un site Web sur leur projet. On peut les visiter ici.

Par exemple, la cohorte de 2018 s’est rendue à Yombo, en Colombie, pour réfléchir sur des solutions aux problèmes d’eau causés par les changements climatiques. Les quatre équipes participantes ont proposé des aménagements de lieux extérieurs tournés vers les activités récréatives ou commerciales qui s’intègrent bien au réseau urbain.

«Ces missions pédagogiques visent à comprendre les relations entre l’architecture, les processus de réalisation de projets et la réflexion éthique. Ces aspects sont souvent traités de façon séparée dans les programmes d’architecture. Ici il s’agit de rendre explicites leurs liens et de les explorer au sein d’ateliers de conception architecturale.»

De plus en plus, les architectes québécois sont appelés à travailler à l’étranger, fait valoir le professeur Lizarralde. C’est pourquoi une expérience à l’extérieur du pays s’avère utile dans leur formation. Les ateliers ont aussi permis l’affermissement des relations internationales de l’Université de Montréal.

Le directeur de l’École d’architecture, Jacques Lachapelle, a écrit dans sa lettre de soutien que «les thématiques abordées par le professeur Lizarralde, à savoir la résilience du milieu bâti, la reconstruction à la suite de catastrophes naturelles, la prévention quant aux changements climatiques, l’aide aux pays en voie de développement et l’éthique, rejoignent des champs d’intérêt qu’on trouve dans différentes écoles d’architecture à travers le monde».

Financés par la Direction des affaires internationales de l’UdeM, le Centre de recherches pour le développement international, le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et le Fonds de recherche du Québec ‒ Société et culture, les ateliers de M. Lizarralde lui ont valu le prix international Excellence in Housing Education, décerné par l’Association of Collegiate Schools of Architecture et l’American Institute of Architects.

Gonzalo Lizarralde parle du Prix d'excellence en enseignement
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