La fin des pailles sur le campus

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Les pailles en plastique ont été bannies des services alimentaires de l’Université de Montréal.

Les pailles en plastique ont été bannies des services alimentaires de l’Université de Montréal, Local Local, en juillet. «Ce morceau de plastique faisait partie de notre vie quotidienne, mais l’Unité du développement durable (UDD) nous a recommandé de revoir notre façon de faire», explique Pascal Prouteau, directeur des services de Résidences, Hôtellerie et Restauration à l’UdeM.

Toutes les pailles sont donc disparues de Local Local. Le directeur indique qu’en parallèle des essais peu concluants avaient été menés sur des pailles en carton ou en plastique biodégradable qui malheureusement se décomposaient avant que la boisson soit terminée, lui donnant même un goût amer.

«Les pailles traditionnelles sont en polypropylène, souvent emballées séparément dans du papier. À l’unité elles pèsent quelques centaines de milligrammes, mais si on calcule l’usage qu’en font tous les restaurants, camions de cuisine de rue, cafés, bars ou dépanneurs, cela représente des volumes importants», affirme Stéphane Béranger, chimiste de formation et coordonnateur au développement durable à l’UDD. D’ailleurs, les pailles ne sont pas recyclées et doivent être mises à la poubelle, selon Recyc-Québec.

«Il existe des pailles réutilisables, en métal, vendues avec un cure-pipe pour les nettoyer. Avec la multiplication des articles lavables comme les gourdes, les tasses, les verres, les boîtes à lunch, etc., veut-on vraiment s’encombrer d’une paille et surtout est-ce vraiment essentiel pour boire?» conclut Stéphane Béranger.