La consommation de cannabis est interdite à l’UdeM

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L’Université de Montréal a adopté le 24 septembre un règlement qui interdit, sauf exception, la consommation de cannabis dans ses bâtiments et sur ses terrains.

La consommation de marijuana sera légale au Canada dès le 17 octobre, mais l’Université de Montréal entend par ce règlement se conformer à la Loi encadrant le cannabis, adoptée par le gouvernement du Québec. Cette dernière interdit de fumer du cannabis dans les bâtiments et les terrains des universités québécoises, sauf sur ordonnance médicale ou pour participer à un projet de recherche.

«Appuyée par l’avis de plusieurs experts, l’UdeM dit avec son règlement que le cannabis fait généralement mauvais ménage avec les études et la recherche», affirme Alexandre Chabot, secrétaire général de l’UdeM.

Le règlement énonce donc que la consommation de marijuana est incompatible avec la mission de l’Université et assure un environnement de travail sain et sécuritaire à ses employés. Il prévoit que la consommation, la culture, la vente et la promotion du cannabis seront strictement interdites sur tout terrain ou bâtiment occupé par l’Université de Montréal, y compris les résidences.

Pour ce qui est d’activités organisées par l’Université ou par une association étudiante à l’extérieur du campus, la consommation de cannabis ne pourra être interdite. Il n’en demeure pas moins que tout étudiant devra adopter un comportement responsable et respectueux dans sa participation aux activités universitaires afin de ne pas en perturber le fonctionnement.

«On pourrait donc sanctionner un comportement inadéquat à la suite de la consommation de cannabis dans des fêtes universitaires par exemple, comme il nous est déjà arrivé de le faire dans le cas d’une consommation excessive d’alcool», explique Alexandre Chabot.

Au-delà du règlement, l’UdeM est toutefois préoccupée par les conséquences que pourrait avoir sur ses étudiants la consommation de marijuana.

«Même si le cannabis est légalisé, il reste une drogue et sa consommation n’est pas sans risques, particulièrement chez les jeunes», mentionne Alexandre Chabot.

En mettant à profit son expertise dans différents domaines comme la santé publique, la toxicomanie et la psychologie, l’UdeM lancera prochainement une campagne éducative sur le cannabis.

«Nous sentons que nous avons une responsabilité par rapport à la communauté universitaire sur cette question, indique le secrétaire général, et nous voulons l’outiller le mieux possible pour qu’elle puisse faire des choix éclairés.»