Des murales qui font du bien

Crédit : Linzi Shang et Katleen Johnson

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Une murale a été réalisée par des bénévoles en réinsertion professionnelle au café NutriBar du Pavillon Marguerite-d’Youville de l’UdeM.

Grâce à une bourse de revitalisation du Fonds d’amélioration de la vie étudiante (FAVE), Rocio Macabena Perez, étudiante à la maitrise en psychoéducation à l’Université de Montréal, a réalisé un projet de murale au café NutriBar. Il est situé dans le Pavillon Marguerite-d’Youville qui accueille les étudiants en sciences infirmières et en nutrition.

«Nous avons inclus dans la murale un zigzag qui évoque un électrocardiogramme pour les sciences infirmières, des tranches d’agrumes et des feuilles de thé pour la nutrition et des mains qui représentent le côté humain des deux professions», explique Rocio Macabena Perez qui en parallèle, travaille depuis cinq ans chez MU, une organisation qui réalise des murales ancrées dans les communautés locales pour embellir la métropole.

En plus d’égayer le café, la murale a donné une expérience de bénévolat à deux jeunes femmes en démarche de réinsertion professionnelle. Dont Katleen Johnson, qui après avoir réalisé un programme en employabilité dans un Carrefour Jeunesse-Emploi, a entrepris des études pour obtenir le diplôme d’études professionnelles (DEP) Entretien général d’immeubles.

«C’est une fierté d’avoir mon nom sur un mur de l’UdeM en plus d’une lettre de reconnaissance, affirme Katleen Johnson, 19 ans. Avoir réussi à compléter le projet démontre aussi de la patience, de la persévérance et de la minutie.»

La multiplication des murales

Ce n’est pas la première œuvre que Rocio Macabena Perez réalise sur les murs de l’UdeM. La première remonte à la fin de son baccalauréat en psychoéducation et psychologie avec sa camarade de classe Linzi Shang dans le café Psychic des étudiants en psychologie.

«Je me suis aussi toujours intéressée à l’art-thérapie, alors j’ai eu envie d’intégrer dans le projet des gens avec des difficultés adaptatives, comportementales ou cognitives», explique Rocio.

Deux femmes en réinsertion professionnelle rencontrées dans un organisme d’art-thérapie avaient donc été intégrées au projet.

La deuxième murale a été réalisée au café Tore et fraction pour les étudiants en informatique, en mathématiques et en statistiques. Des jeunes du cégep qui risquaient d’abandonner leurs études ont été choisis comme bénévoles pour réaliser le projet.

Chaque fois, Rocio Macabena Perez est aussi heureuse de rapprocher des gens de l’université grâce à ses murales.

«C’est intéressant de créer des ponts, d’amener des gens de l’extérieur dans l’université pour défaire certains préjugés», affirme-t-elle.

Elle constate aussi que le projet a plusieurs effets positifs sur les participants.

«Il y a de nombreuses étapes à réaliser, comme la maquette, la préparation du mur et du sol, puis peindre avec différentes techniques, énumère-t-elle. Les participants apprennent aussi à s’entraider et le projet permet de créer des liens positifs.»

Rocio Macabena Perez souhaite d’ailleurs pour ses études au doctorat en psychoéducation évaluer le programme Laisse ta trace de MU offert en parascolaire dans les écoles secondaires de Montréal.

«Avec des données empiriques sur l’impact de la réalisation de murales sur le décrochage et l’environnement scolaire, MU pourra plus facilement financer ce projet et l’étendre dans plus d’écoles.»

D’ici là, avis aux intéressés, Rocio Macabena Perez est à la recherche du prochain mur qu’elle enjolivera à l’UdeM l’été prochain !

  • Crédit : Linzi Shang et Katleen Johnson