Des sentinelles pour orienter les étudiants vers les bonnes ressources en santé mentale

Crédit : Guillaume Bell

En 5 secondes

L’Université de Montréal a lancé un réseau de sentinelles pour mieux soutenir et aiguiller les étudiants en situation de détresse psychologique.

Dans un contexte où, sur les campus, on remarque une augmentation des difficultés psychologiques chez les étudiants, l’Université de Montréal a créé un réseau de sentinelles. Ces bénévoles sont des membres du personnel de l’UdeM formés et disponibles pour accueillir les étudiants en détresse, les écouter et les orienter vers la ressource dont ils ont besoin.

Des éclaireurs sur le campus

«Le programme outille les membres de la communauté universitaire afin qu’ils puissent encore mieux agir pour la promotion d’un campus bienveillant, explique Claire Benoit, directrice générale des Services aux étudiants. Les sentinelles sont des membres du personnel qui accueilleront les demandes d’aide spontanées et qui seront à même de repérer les signes de détresse afin d'orienter les étudiants.»

Ce projet, jumelé à d’autres initiatives (l’accès à un psychologue sur le campus, des ateliers de soutien de groupe, un programme de pairs aidants, le Défi Soi, etc.), vise à prévenir l’aggravation des situations de détresse qui autrement pourraient conduire à une crise, à l’interruption ou à l’abandon des études et, dans le pire des scénarios, au suicide.

«La mise sur pied du réseau de sentinelles démontre aussi l’engagement et la collaboration de la communauté universitaire, autant des membres du personnel que des directions et des facultés», souligne Louise Béliveau, vice-rectrice aux affaires étudiantes et aux études.

Dès sa première année, le réseau réunit plus de 90 sentinelles. Ema Ferreira, vice-doyenne aux études de premier cycle à la Faculté de pharmacie, est l’une d’elles. «Par la fonction que j’occupe à la faculté, je crois que j’étais devenue au fil des années une sentinelle naturelle, sans vraiment m’en apercevoir, dit-elle. Aujourd’hui, je porte officiellement ce titre et je trouve fantastique de faire partie d’une grande équipe qui a à cœur le bien-être de nos étudiants.»

Du soutien pour les sentinelles

Tous les participants ont reçu une formation assurée par Suicide Action Montréal et deux psychologues de l’équipe du Centre de santé et de consultation psychologique (CSCP) de l’Université pour pouvoir accueillir, soutenir et diriger vers les bonnes ressources les étudiants qui s’adressent à eux.

«Le programme est inspiré des meilleures pratiques au Québec, indique Luc Vallerand, directeur général de Suicide Action Montréal. Sans compter que l’offre de formation, le suivi et l’accompagnement des bénévoles ont été conçus pour vraiment bien les soutenir.»

Ainsi, pour les aider à jouer leur rôle tout au long de l’année, les sentinelles pourront compter sur des ressources professionnelles, dont de la formation continue donnée par les deux psychologues du CSCP.