Le prix Gérard-Parizeau 2018: deux historiens récompensés

Le recteur Guy Breton; Marie-Hélène Parizeau; Jacques Rouillard, lauréat (UdeM); Martin Petitclerc, lauréat (UQAM); Michèle Brochu, doyenne de la FESP; et Robert Parizeau.

Le recteur Guy Breton; Marie-Hélène Parizeau; Jacques Rouillard, lauréat (UdeM); Martin Petitclerc, lauréat (UQAM); Michèle Brochu, doyenne de la FESP; et Robert Parizeau.

Crédit : Sébastien Seropian

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Le prix Gérard-Parizeau a été remis à deux historiens qui se sont distingués par leurs travaux en histoire ou dans des disciplines connexes dans une perspective historique.

Le comité responsable du prix Gérard-Parizeau, édition histoire, a choisi de récompenser deux lauréats cette année à l’occasion d’une cérémonie tenue à l’Université de Montréal. Jacques Rouillard, historien et professeur émérite de l’Université de Montréal, et Martin Petitclerc, historien et professeur à l’UQAM, ont reçu cette distinction au cours d’une cérémonie le 17 octobre. L'objectif du prix, d'une valeur de 30 000 $ et auquel est associée une conférence, est de souligner la valeur et l'originalité de la pensée et de l'œuvre d’une historienne ou d’un historien qui s'est distingué par ses travaux en histoire ou encore dans des disciplines connexes dans une perspective historique.

Les conférences des lauréats, prononcées avant la cérémonie de remise du prix, s’intitulaient respectivement «Le syndicalisme comme source de la social-démocratie au Québec (1900-1944)» et «Question sociale, problème politique: la pauvreté et l’histoire du Québec contemporain». 

Depuis plus de 40 ans, M. Rouillard se consacre à l’histoire du syndicalisme québécois. Il a publié de nombreux ouvrages et articles sur le sujet. Il a notamment écrit Le syndicalisme québécois: deux siècles d’histoire (Boréal, 2004) et L’expérience syndicale au Québec: ses rapports à l’État, à la nation et à l’opinion publique (VLB éditeur, 2009). Il termine un volume consacré à l’histoire du Conseil des métiers et du travail de Montréal de 1897 à 1930 (l’actuel Conseil régional FTQ Montréal métropolitain) qui, en pratique, joue le rôle de la FTQ avant que soit fondée une fédération provinciale en 1937.

Les recherches de Martin Petitclerc portent principalement sur la protection sociale et les mouvements sociaux. Son premier livre, Nous protégeons l’infortune: les origines populaires de l’économie sociale au Québec (VLB éditeur, 2007), lui a valu le Prix de la Fondation Lionel-Groulx de l’Institut d’histoire de l’Amérique française (IHAF) et le prix Clio-Québec de la Société historique du Canada. Il a également obtenu le prix Guy-et-Lilianne-Frégault de l’IHAF pour son article sur le système d’assistance publique au Québec. Il a publié récemment, avec Martin Robert, Grève et paix: une histoire des lois spéciales au Québec (Lux éditeur, 2018).

Le prix Gérard-Parizeau est accordé chaque année en alternance dans le domaine de l'histoire (série Université de Montréal) et dans celui de la gestion et de l'économie (série HEC).