«Le crime, l’empreinte et la science»

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Trois questions à Amélie Charron (enseignement des sciences au secondaire 2005), coauteure de «Le crime, l’empreinte et la science».

Les diplômés: À qui s’adresse Le crime, l’empreinte et la science?

Amélie Charron: Au public en général. Il s’agit d’un livre de vulgarisation scientifique qui a pour objet les sciences dans le monde policier. Nous abordons autant les sciences cognitives que les sciences pures comme la chimie, la biologie ou la physique. Notre objectif est de présenter des notions scientifiques en passant par les scènes de crime. Les enquêteurs doivent faire parler les indices, et cette discipline suscite beaucoup d’intérêt dans le public à en juger par les nombreuses émissions de télévision sur l’investigation et l’enquête policière.

LD: Comment fait-on pour écrire un livre à deux quand le coauteur est son conjoint? Quelle a été votre répartition des tâches? 

AC: Chacun a sa propre spécialité et nous nous sommes bien complétés. Alexandre est le spécialiste du contenu criminalistique. De mon côté, en tant qu’enseignante de sciences au secondaire, je me suis concentrée sur la vulgarisation scientifique. Nous avons travaillé ensemble à l’écriture des différents chapitres, en nous assurant d’inclure des explications et des exemples variés. Nous avons même bénéficié de l’aide de nos quatre enfants âgés de 10 à 18 ans pour tester le niveau de compréhension. Leurs réactions nous ont permis de moduler notre manuscrit.

Amélie Charron et Alexandre Beaudoin

LD: La médecine légale a beaucoup profité de la science judiciaire depuis 50 ans. Comment seront les 50 prochaines années?

AC: Les progrès technologiques et scientifiques auront toujours une incidence majeure sur la criminalistique. De nombreux scientifiques dans le monde travaillent à concevoir de nouvelles techniques qui facilitent la détection des indices. Et ces techniques sont de plus en plus précises. Mais attention de ne pas confondre science et science-fiction… Les nouvelles générations de techniques de détection, si elles sont plus performantes, ne sont pas parfaites. Et leur précision nuit parfois au processus d’enquête. Il y a des instruments qui, en permettant la découverte d’infimes traces sur une scène de crime, ont contaminé le prélèvement d’indices et empêché les enquêteurs d’identifier le coupable.

En savoir plus

Le crime, l’empreinte et la science
Alexandre Beaudoin et Amélie Charron
Éditions MultiMondes

148 pages, 19,95 $ (version électronique: 14,99 $)