Le Défi Soi: prendre soin de sa santé globale

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  • Le 12 novembre 2018

  • Martine Letarte
Crédit : Getty

En 5 secondes

Pour aider les étudiants à s’occuper de leur bien-être, l’UdeM a lancé le Défi Soi. De retour pour une deuxième année, il se déroule tout le mois de novembre.

Prendre soin de soi peut se faire de diverses façons. Comme se coucher tôt lorsqu’on est exténué. Et ce, même si c’est un vendredi soir! Ou en faisant des efforts pour rester authentique dans ses échanges au quotidien. Pour amener les étudiants à s’occuper des différents volets de leur bien-être, le Centre de santé et de consultation psychologique (CSCP) des Services aux étudiants à l’Université de Montréal a lancé l’an passé le Défi Soi. Cette initiative est de retour tout le mois de novembre.

«Les gestes qu’on pose ont des répercussions sur nous-mêmes, sur les autres, sur le campus, sur notre société; alors, avant d’agir, il faut toujours se demander quel genre d’influence on veut avoir», indique d’emblée Nikolas Gómez, étudiant au baccalauréat par cumul en langues modernes, qui a été ambassadeur du Défi Soi l’hiver dernier.

Son rôle était bien sûr de participer au défi, mais surtout de partager ses bonnes actions quotidiennes avec les membres du groupe Défi Soi sur Facebook.

«J’ai fait des gestes super simples, mais qui peuvent mener à des changements immédiats et à long terme», croit-il.

Ainsi, Nikolas Gómez a publié des suggestions de pages Facebook positives et de vidéos inspirantes d’ici et d’ailleurs.

«Je voulais montrer que c’est important de choisir ce qui s’affiche sur notre fil d’actualité Facebook, explique-t-il. Si ce sont toujours des choses méchantes et déprimantes, cela aura un effet négatif sur notre état d’esprit. Il faut choisir stratégiquement ce qu’on laisse entrer dans sa vie.»

Les quatre semaines du Défi Soi permettent chacune d’explorer une facette du bien-être: émotionnelle, physique, sociale et spirituelle. Les étudiants inscrits au Défi Soi reçoivent chaque semaine une infolettre avec sept suggestions d’actions liées au thème de la semaine. Ces suggestions, qui laissent bien sûr place aux idées personnelles, viennent avec une mise en contexte et quelques explications quant à leur importance. Par exemple, faire preuve de compassion envers les autres peut aider à se sentir en lien avec les gens. La science a d’ailleurs prouvé qu’un réseau social fort réduit les symptômes de dépression.

«Le but, c’est vraiment d’amener les étudiants à expérimenter des actions très simples autour des différents aspects du bien-être afin qu’ils voient ce qui leur plaît, ce qui leur plaît moins et ce qui procure un mieux-être», mentionne Amélie Sabourin, responsable du Défi Soi et nutritionniste au CSCP.

Une forte réponse des étudiants

Amélie Sabourin

Crédit : Amélie Philibert

L’hiver dernier, après un premier essai à l’automne, pas moins de 400 étudiants ont participé au Défi Soi. «La réponse a été au-delà de nos attentes», se réjouit Amélie Sabourin.

Certains partageaient publiquement leurs bons coups, d’autres restaient discrets. «On a une grande liberté lorsqu’on prend part à ce défi: rien n’est obligatoire, ajoute-t-elle. C’est une approche large de ce qu’est le bien-être et des moyens de le cultiver.»

Déjà, il semble y avoir des effets intéressants du Défi Soi entre les murs de l’UdeM.

«Nous avons effectué un petit sondage maison auprès des participants avant et après le défi et l’on a vu une tendance vers l’amélioration de leur santé mentale, indique Amélie Sabourin. Ils ont aussi dit avoir beaucoup aimé le programme en raison de la variété et de la simplicité des activités proposées. Ils le recommanderaient d’ailleurs presque tous à leurs amis.»

«Avec le Défi Soi, on réalise que tout commence par soi, souligne Nikolas Gómez. Ça nous responsabilise par rapport à notre bien-être et à celui des autres autour de nous.»

«C’est une approche positive de la santé, poursuit Amélie Sabourin. Plutôt que de parler de ce qui ne va pas bien, on parle des améliorations qu’on peut apporter.»

L’organisation du Défi Soi est aussi une occasion d’offrir une diversité de services et de programmes.

«Oui, il y a des consultations individuelles avec différents professionnels, mais il y a aussi des activités pour tout le monde qui sont toujours pertinentes, affirme Amélie Sabourin. On normalise finalement ce que c’est que de prendre soin de soi.»