Jean-Jacques Nattiez reçoit l’insigne de chevalier de l’Ordre des Palmes académiques

De gauche à droite: Louise Béliveau, vice-rectrice aux affaires étudiantes et aux études; le recteur Guy Breton; Jean-Jacques Nattiez; Tomas Macek, consul général adjoint de France à Québec; et le chancelier Louis Roquet.

De gauche à droite: Louise Béliveau, vice-rectrice aux affaires étudiantes et aux études; le recteur Guy Breton; Jean-Jacques Nattiez; Tomas Macek, consul général adjoint de France à Québec; et le chancelier Louis Roquet.

Crédit : Amélie Philibert

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Jean-Jacques Nattiez, professeur émérite de l’UdeM, a été décoré de l’insigne de chevalier de l’Ordre des Palmes académiques pour sa contribution au rayonnement de la musicologie francophone.

Jean-Jacques Nattiez, professeur émérite de la Faculté de musique de l’Université de Montréal, où il a enseigné la musicologie et l’ethnomusicologie pendant plus de 40 ans, a reçu l’insigne de chevalier de l’Ordre des Palmes académiques de la République française des mains du consul général adjoint et conseiller de coopération et d’action culturelle de France à Québec, Tomas Macek.

Cette distinction lui a été remise le 28 novembre à l’Université de Montréal. Les Palmes académiques, créées par Napoléon Ier en 1808, visent à honorer les membres éminents des universités qui contribuent au rayonnement de la langue française et à l'expansion de la culture française dans le monde.

«C’est un grand bonheur d’avoir comme professeur l’un des auteurs les plus prolifiques du domaine de la musicologie. À ma connaissance, Jean-Jacques Nattiez reste le musicologue le plus traduit dans le monde, a souligné le recteur, Guy Breton. Ces palmes académiques viennent confirmer et cimenter la longue et belle amitié entre l’Université de Montréal et la France.»

Reconnu mondialement dans le domaine de la musicologie, M. Nattiez est l’une des rares personnes à s’être illustrée dans toutes les sphères de la musicologie: histoire de la musique, analyse musicale, ethnomusicologie et anthropologie de la musique, psychologie de la musique et esthétique musicale. On lui doit notamment la direction d’un collectif monumental en cinq volumes, Musiques: une encyclopédie pour le XXIe siècle, publié en 2003, qui est devenu une référence absolue. Il termine la rédaction d’un traité de musicologie générale.

Pionnier de la sémiologie musicale, Jean-Jacques Nattiez a appliqué ses concepts à divers sujets, dont les œuvres de Wagner, la pensée musicale de Pierre Boulez, compositeur et chef d'orchestre français, et le répertoire musical des Inuits du Canada, des Aïnous du Japon, des Tchouktches de Sibérie et des Baganda de l’Ouganda.

«J’ai fait très tôt dans ma carrière le choix de travailler à l’Université de Montréal, l’une des très grandes universités de la francophonie, où j’ai trouvé des conditions de travail exceptionnelles en terre nord-américaine», a mentionné Jean-Jacques Nattiez.

Lauréat de nombreux prix au cours de sa carrière, dont les prix Humboldt en 1998 et Killam en 2004, M. Nattiez a reçu en 2009 la médaille d’or du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada ainsi que la médaille de l’Académie des lettres du Québec. Plus récemment, il a été promu officier de l’Ordre national du Québec et s’est vu accorder le prix Opus 2018, catégorie Livre de l’année, pour son ouvrage Wagner antisémite, publié chez Christian Bourgeois en 2015.

Rappelons que M. Nattiez animait les débats de la 5e Conférence de la montagne de l’Université de Montréal, tenue en mars 2018.