Trois questions à… Geneviève Bouchard, directrice de la DAI

Geneviève Bouchard

Geneviève Bouchard

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

La DAI, qui a reçu ces dernières années considérablement plus de demandes de bourse, poursuit ses efforts pour accroître les activités à l’étranger et lance un nouveau site Web.

Quels sont les objectifs de la Direction des affaires internationales [DAI] dans un avenir rapproché?

En deux ans, nous avons vu une croissance de 26 % des demandes de bourse pour les séjours d’études à l’étranger. Pour la première fois, nous envoyons plus d’étudiants à l’extérieur du pays que nous en recevons. C’est une très bonne nouvelle parce que les étudiants souhaitent vivre des expériences à l’étranger et ils en reconnaissent la valeur pour le développement de leurs compétences et pour leur curriculum vitæ.

Nous souhaitons par conséquent diversifier davantage les expériences offertes aux étudiants. Par exemple, nous voyons une tendance à la création de programmes conjoints et nous pensons que c’est une plus-value incroyable. Nous voulons appuyer les facultés dans ces projets. Nous trouvons aussi important d’encourager toutes les facultés à concevoir des activités à l’étranger. Même celles où les programmes sont moins flexibles parce qu’ils mènent à un titre professionnel.

Dans ces facultés, il est également bénéfique que les étudiants vivent des expériences à l’étranger. L’équipe de la DAI fait d’ailleurs de l’accompagnement sur mesure pour mettre sur pied des activités d’enseignement en dehors du pays. Nous allons en outre travailler à augmenter les échanges avec certains pays, comme la Belgique, alors que le Québec a signé cette année une entente avec la Communauté française de Belgique.

Enfin, avec la collaboration des directions des finances et des technologies de l’information, nous avons fait l’acquisition d’un logiciel de gestion de la mobilité, MoveOn, utilisé par plus de 300 universités dans le monde. C’était l’une de mes priorités lorsque je suis entrée en poste l’an dernier. Cet outil facilitera grandement la gestion des ententes et des dossiers d’échanges, puis permettra d’améliorer l’expérience étudiante. Nous sommes dans la première phase d’implantation, qui durera six mois.

Vous lancez aussi un nouveau site Web. Qu’apportera-t-il à la communauté de l’UdeM?

Avec ce tout nouveau site Web, nous avons rendu la navigation plus facile et l’information plus claire. Le défi était de répondre à plusieurs catégories d’utilisateurs, soit les professeurs-chercheurs, les étudiants de l’UdeM, les étudiants étrangers et nos partenaires universitaires.

Le nombre d’activités internationales, que ce soit des séjours d’études, des stages ou des activités de recherche et d’enseignement, est en croissance et le nouveau site nous permettra de mieux les mettre en valeur. Je pense par exemple à la communauté de pratique que nous avons créée récemment. Tous les professeurs et le personnel administratif intéressés par les activités internationales peuvent participer aux rencontres. Nous venons d’en organiser une sur la tenue d’écoles hors les murs, le type d’activité en plus forte croissance actuellement.

Quels sont les défis à relever pour atteindre vos objectifs?

Obtenir plus de ressources est notre grand défi. Les activités internationales sont en pleine croissance et c’est une excellente nouvelle, mais l’enveloppe ministérielle pour financer les bourses d’étudiants n’a pas changé depuis 10 ans et elle ne suffit plus.

En raison de la hausse des demandes de bourse chez les étudiants, nous avons été obligés de revoir nos critères d’admissibilité et de notamment réduire les sommes allouées à chaque boursier. La DAI a aussi un programme de financement pour aider les professeurs-chercheurs qui souhaitent mettre en place des activités à l’étranger. Cet automne, le nombre de demandes financières à cet égard a augmenté de 55 %, alors on a dû faire des choix difficiles. Nous travaillons à aller chercher plus de ressources pour mieux appuyer les facultés. Nous souhaitons que de plus en plus de professeurs-chercheurs s’engagent dans l’internationalisation de l’UdeM. C’est une priorité institutionnelle et c’est un élément particulièrement important pour la compétitivité de l’Université. Plus que jamais, les étudiants recherchent des expériences à l’étranger. Il faut faire en sorte de les rendre possibles.