Ça va aller: une campagne pour inciter les étudiants à prendre soin de leur santé psychologique

  • Forum
  • Le 4 février 2019

  • Martin LaSalle
La campagne Ça va aller met de l’avant, par le biais d’affiches, de murales, des médias sociaux et d’un site Web,  des activités et différents messages destinés à briser le silence et la solitude sur les campus de l’UdeM.

La campagne Ça va aller met de l’avant, par le biais d’affiches, de murales, des médias sociaux et d’un site Web, des activités et différents messages destinés à briser le silence et la solitude sur les campus de l’UdeM.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

L’UdeM et la FAÉCUM lancent une campagne afin de sensibiliser les étudiants à l’importance de prendre soin de leur santé psychologique et de ne pas rester seuls quand ils vont moins bien.

Des moments d’angoisse, de vertige et de détresse, ça peut arriver à tout le monde et pour toutes sortes de raisons. Et c’est particulièrement vrai chez les étudiants des cycles supérieurs.

Afin de sensibiliser la communauté à l’importance de la santé psychologique et de la bienveillance, l’Université de Montréal et la Fédération des associations étudiantes du campus de l’UdeM (FAÉCUM) lancent la campagne Ça va aller qui, par le biais d’affiches, de murales, des médias sociaux et d’un site Web, met de l’avant des activités et différents messages destinés à briser le silence et la solitude sur les campus de l’UdeM.

«On est tous dans le même bateau»

Matis Allali et Claire Benoit

Crédit : Amélie Philibert

En octobre 2016, la FAÉCUM publiait les résultats de l’enquête Ça va? sur la santé psychologique étudiante, à laquelle plus de 10 000 étudiants ont pris part. Sa principale conclusion: 75 % d’entre eux ont dit souhaiter améliorer leur santé psychologique. Et la moitié rapportait avoir eu des symptômes dépressifs de modérés à graves en cours d’année.

Ce constat ne concernait pas que l’UdeM, loin de là: la même année, un sondage effectué par le National College Health Assessment auprès de 43 780 étudiants d’université au pays indiquait que 44 % des répondants avaient ressenti des symptômes de dépression au cours des 12 mois précédant le sondage.

Plus encore, le rapport MacKean révélait en 2011 qu’au Canada les problèmes de santé psychologique touchaient davantage les personnes qui fréquentaient un établissement d’enseignement postsecondaire que la population en général… et que cette problématique prenait de l’ampleur.

«Cela montre qu’on est tous dans le même bateau, commente le secrétaire général de la FAÉCUM, Matis Allali. La grande majorité d’entre nous traversons une période difficile à un moment ou à un autre de notre parcours universitaire et c’est normal que ça arrive.»

«L’important, c’est aussi de s’occuper de sa santé psychologique et de ne pas rester isolé en pensant qu’on est seul à vivre un creux de vague», ajoute Claire Benoit, directrice générale des Services aux étudiants (SAÉ) de l’UdeM.

Une responsabilité partagée entre l’Université et la FAÉCUM

Parallèlement à l’enquête menée conjointement avec la FAÉCUM, l’Université de Montréal a constitué un groupe de travail qui a formulé plusieurs recommandations en décembre 2016, dont l’une visait la mise sur pied d’une campagne de sensibilisation à la santé psychologique et à la stigmatisation.

Au fil des derniers mois, des membres de la FAÉCUM et des Services aux étudiants, entre autres, ont donc travaillé ensemble à organiser la campagne Ça va aller, dont les messages seront diffusés et les outils proposés du 4 février jusqu’à la fin du trimestre.

«L’Université, entre autres à travers les SAÉ, a la responsabilité de favoriser la réussite des étudiants et, compte tenu de la demande marquée de services psychologiques, nous avons élargi notre offre en ce sens, en plus de multiplier les initiatives susceptibles d’aider les étudiants, dont le Défi Soi et la formation d’un réseau de sentinelles», illustre la vice-rectrice aux affaires étudiantes et aux études, Louise Béliveau.

«La FAÉCUM ne peut évidemment pas aller voir chacun des étudiants pour s’enquérir de sa santé psychologique, mais, en travaillant de concert avec les SAÉ et avec l’appui de plusieurs membres de notre communauté, nous avons mis en place un filet de sécurité qu’il importe de mieux faire connaître et c’est l’objectif de la campagne Ça va aller», poursuit Matis Allali.

Ça va faire… du bien!

Riche d’enseignements, l’enquête commune de la FAÉCUM et de l’UdeM a fait ressortir trois éléments associés à un épisode difficile sur le plan de la santé psychologique: une alimentation déficiente, un sommeil perturbé et le sentiment d’être isolé.

«On ne parle pas d’un lien de causalité, mais au moins un de ces trois éléments faisait souvent partie des motifs cités par les étudiants pour expliquer leur état d’esprit», précise Claire Benoit.

À partir de ces trois composantes, les concepteurs de la campagne ont axé leurs messages autour du concept «Ça va faire…». Les messages, qui seront affichés à différents endroits sur le campus, seront déclinés ainsi:

Ça va faire…

  • différent de prendre du temps pour moi;
  • du bien de se serrer les coudes;
  • du bien de montrer que t’es là;
  • changement de juger un peu moins;
  • chaud au cœur de nous rassembler;
  • du bien de se regarder en face.

«Cette campagne vise à ce que chacun porte un regard à la fois sur soi et sur les autres, avec bienveillance, afin que tous puissent obtenir de l’aide pour apprendre à vivre avec leurs difficultés et améliorer leur santé psychologique», conclut Claire Benoit.

  • Crédit : Amélie Philibert
  • Crédit : Amélie Philibert
  • Crédit : Amélie Philibert

Des ressources plein la vie!

À l’occasion du lancement de Ça va aller, on a réuni sur le site Web de la campagne l’ensemble des ressources dont chaque étudiant pourrait avoir besoin, que ce soit à l’Université ou à l’extérieur.

En plus de ces services, le site propose divers ateliers et plusieurs activités sociales et communautaires.

Enfin, il contient un jeu-questionnaire destiné aux étudiants qui souhaitent tester leurs connaissances en matière de santé psychologique.