Le Centre de simulation de la Faculté des sciences infirmières reconnu par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada

Le programme de simulation de la Faculté des sciences infirmières de l’UdeM comporte une multitude de stratégies et d’outils qui permettent de mettre en pratique les apprentissages nécessaires pour devenir infirmière clinicienne ou praticienne.

Le programme de simulation de la Faculté des sciences infirmières de l’UdeM comporte une multitude de stratégies et d’outils qui permettent de mettre en pratique les apprentissages nécessaires pour devenir infirmière clinicienne ou praticienne.

Crédit : Fabien Côté

En 5 secondes

Forte de son riche programme de simulation, qui inclut maintenant la réalité virtuelle, la Faculté des sciences infirmières vient d’obtenir un prestigieux agrément.

Le Centre de simulation de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal a reçu l’agrément du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. Il s’agit de la première faculté de sciences infirmières au pays à obtenir cette reconnaissance.

Le programme de simulation de la faculté comporte une multitude de stratégies et d’outils qui permettent de mettre en pratique les apprentissages nécessaires pour devenir infirmière clinicienne ou praticienne. Le Centre, à la fine pointe de la technologie, compte notamment des locaux aménagés en chambres d’hôpital et unités de soins aux malades en phase critique (soins intensifs, urgence, réanimation) ou encore des mannequins robotisés (adultes et bébés) qui peuvent reproduire presque parfaitement les réponses physiologiques de patients réels (respiration, rythme cardiaque, phonation, circulation sanguine, clignement des yeux, etc.). Le Centre de simulation a récemment intégré la réalité virtuelle parmi ses activités pédagogiques.

Simulation en réalité virtuelle

À l’automne 2018, la Faculté des sciences infirmières a été la première à inclure dans sa formation une simulation en réalité virtuelle totalement immersive à 360°.

«Plus le scénario est réaliste, et c’est le cas, plus ça rend l’apprentissage intéressant et profond, explique Louise-Andrée Brien, professeure et responsable du programme de simulation de la faculté. L’étudiant retient les choses parce qu’il les a vécues, les a expérimentées. C’est un des grands avantages de la réalité virtuelle.»

Une première cohorte d’étudiants a ainsi pu faire l’expérience l’automne dernier d’un scénario de soins à domicile qui, sans réalité virtuelle, peut difficilement être présenté pendant les cours.

«Les avantages de toute activité de simulation, c’est de mettre l’étudiant dans l’action et de sortir de l’aspect théorique, dit Haj Mohammed Abbad, responsable du Centre de simulation. On est soumis à plusieurs facettes d’une intervention comme l’interaction avec la personne. On peut aussi toucher à la prévention, au contrôle des infections, à la promotion de la santé, aux côtés familial et social…»

L’expérience est fructueuse. En plus d’avoir accès à une pratique concrète, les étudiants et les professeurs peuvent, tout de suite après le scénario, discuter des interactions qui ont eu lieu avec le patient virtuel et les étudiants peuvent obtenir des rétroactions des enseignants.

«Avec la réalité virtuelle, on peut s’exercer, faire des erreurs et réessayer pour s’améliorer, souligne Anya Pogharian, une étudiante du baccalauréat en sciences infirmières qui a bénéficié de la simulation en réalité virtuelle l’automne passé. Je sens vraiment que le processus de réflexion est différent pendant que je fais la simulation par rapport au travail en laboratoire ou aux périodes d’examen. On entre dans le domicile de la personne, on établit soi-même l’ordre des interventions, donc c’est un bon entraînement pour travailler son raisonnement clinique.»

La Faculté des sciences infirmières travaille à de nouveaux scénarios de soins. L’utilisation d’un prochain scénario est prévue pour l’automne qui vient.

Réalité virtuelle à 360° au Centre de simulation de la Faculté des sciences infirmières
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