6000 $ pour mener vos recherches à l'étranger… ou venir à l'UdeM

Étudiante en chimie, Laurence Saint-Pierre (cinquième à gauche) a passé l'été 2018 sur le campus de Kumpula de l'Université d'Helsinki, en Finlande. On la voit ici entourée de ses camarades et de professeurs venant de pays aussi divers que l'Inde, l'Allemagne et l'Azerbaïdjan.

Étudiante en chimie, Laurence Saint-Pierre (cinquième à gauche) a passé l'été 2018 sur le campus de Kumpula de l'Université d'Helsinki, en Finlande. On la voit ici entourée de ses camarades et de professeurs venant de pays aussi divers que l'Inde, l'Allemagne et l'Azerbaïdjan.

En 5 secondes

L'UdeM signe une entente de 6,3 M$ avec l'organisme d’innovation industrielle et sociale Mitacs pour offrir des bourses de recherche à 600 étudiants de l'UdeM et accueillir 450 étudiants étrangers.

Dans le cadre de ses études de premier cycle en chimie à l'Université de Montréal, Laurence Saint-Pierre a passé l'été 2018 sur le campus de Kumpula de l'Université d'Helsinki, en Finlande, dans un laboratoire où l’on travaille sur des nanotransporteurs conçus pour administrer des médicaments anticancers.

L’étudiante a touché une bourse de recherche Globalink de 6000 $ de Mitacs, un organisme national sans but lucratif de Vancouver qui appuie l'innovation industrielle et sociale au Canada depuis 1999, principalement au moyen de partenariats avec des universités.

«Sans cette bourse, je n'aurais pas eu les moyens d’aller en Finlande, explique la jeune femme de 21 ans, qui terminera son baccalauréat à Montréal ce printemps avant d'entamer sa maîtrise. Cette expérience m'a permis d'élargir mes horizons sur les plans universitaire et social. J'ai travaillé avec des gens de partout en Europe et échangé avec des experts de différents domaines.»

L'UdeM vient de conclure une entente de trois ans avec Mitacs pour étoffer son programme de bourses et offrir à 600 étudiants supplémentaires la chance d'effectuer une partie de leurs études à l'étranger. Signée le 24 janvier dernier, cette entente d'une valeur de 6,3 M$ permettra également à 450 étudiants de l’extérieur du pays d’entreprendre des travaux de recherche ici, en partie grâce à l'aide financière de l'UdeM et de ses partenaires.

«La beauté de cet accord, c'est qu'il concerne les étudiants de toutes les disciplines et de toutes les spécialités, peu importe le cycle d'études, ce qui coïncide parfaitement avec notre mission, qui est d'être non seulement l'université de Montréal mais aussi l'université du monde, ouverte aux éléments les meilleurs et les plus brillants, où qu'ils se trouvent», a souligné Guy Breton, recteur de l'UdeM.

Cet accord «représente à ce jour le plus important partenariat de Mitacs pour les échanges internationaux en recherche avec une université et le premier avec une université francophone», a ajouté Alejandro Adem, directeur scientifique et chef de la direction de Mitacs, qui célèbre cette année son 20anniversaire.

Les étudiants de premier cycle qui ont terminé leur deuxième année d'études ainsi que tous les étudiants de maîtrise et de doctorat ou en stage postdoctoral peuvent faire une demande de bourse Globalink. Le séjour dans un autre pays – ou au Québec pour les étudiants étrangers – est d'une durée de trois à six mois. Les étudiants doivent être supervisés par un professeur de leur université d'attache et par un professeur de leur établissement d'accueil.

Les pays qui participent à ce programme sont l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, les États-Unis, Israël, l'Inde, le Japon, le Mexique, la Norvège, le Royaume-Uni, la Tunisie et les pays membres de l'Union européenne. Certains pays font également l’objet d'ententes particulières, soit l'Afrique du Sud, l'Argentine, le Chili, la Colombie, l'Iran (pour les étudiants venant de ce pays seulement), la Malaisie, le Maroc, Singapour, la Suisse et l'Ukraine.

Chaque étudiant sélectionné reçoit 6000 $. Cette somme est versée par Mitacs aux étudiants de l'UdeM qui partent à l'étranger, tandis que la bourse des étudiants étrangers qui viennent à l'UdeM est financée à 50 % par Mitacs et à 50 % par leur université d'origine, d'autres partenaires financiers ou encore les fonds de recherche des professeurs de l'UdeM, tout cela sous la coordination de la Direction des affaires internationales de l'Université de Montréal.

«J'ai beaucoup voyagé, mais jamais à Paris et je ne suis jamais partie aussi longtemps», mentionne Amélie Chaput, 23 ans, étudiante en géographie, qui a passé trois mois à l'Université Paris-Est Créteil l'été dernier. La jeune femme, qui termine actuellement sa maîtrise à l'UdeM, a agi comme chercheuse au Laboratoire interuniversitaire des systèmes atmosphériques (LISA), où elle a analysé des poussières provenant d'échantillons de sols qu'elle a recueillis aux fins de conservation.

«C'est un échange de courriels qui a attiré mon attention sur la bourse de Mitacs, raconte-t-elle. J'en ai parlé avec mon superviseur et nous sommes tombés d'accord sur le fait qu'il s'agissait d'une chance à saisir – un bel ajout à ma maîtrise. Et ce fut le cas. Ce que j'ai fait à Paris s'est avéré très important pour mes travaux à l'UdeM.»

  • Guy Lefebvre, Alejandro Adem, Laurence Saint-Pierre et Guy Breton.

    Crédit : Amélie Philibert

À propos des bourses de Mitacs

Les bourses de recherche Globalink de Mitacs permettent aux finissants du premier cycle, aux étudiants des cycles supérieurs et aux chercheurs postdoctoraux retenus de recevoir une subvention de 6000 $ pour réaliser un projet de recherche de 12 à 24 semaines dans une université étrangère ou, pour les étudiants étrangers, à l'UdeM. Pour faire une demande de bourse, les étudiants intéressés doivent élaborer un projet de recherche et trouver un professeur superviseur; en règle générale, il est préférable de déposer sa demande au moins trois mois avant la date de départ prévue. Pour plus d’information, les étudiants et les professeurs peuvent communiquer avec Julie Benoit, de la Direction des affaires internationales, ou avec Nadia Dubé, de Mitacs.

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