Les femmes sont à l’honneur sur le chantier du Complexe des sciences

  • Forum
  • Le 7 mars 2019

  • Marie-Eve Ouellet
Le Complexe des sciences, le plus grand chantier universitaire du pays, aura été une source de défis sur plusieurs plans.

Le Complexe des sciences, le plus grand chantier universitaire du pays, aura été une source de défis sur plusieurs plans.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, nous mettons en lumière celles qui œuvrent à la construction du Complexe des sciences.

Elles ont été au cœur de la conception du Complexe des sciences et sont nombreuses sur son chantier.

Les femmes, dans le monde de la construction, font leur place et occupent des emplois qui ont longtemps été majoritairement masculins. Elles sont manœuvres spécialisées, électriciennes, charpentières-menuisières, arpenteuses et applicatrices de ciment entre autres. D’ailleurs, lorsqu’on met les pieds sur le chantier du Complexe des sciences, on remarque rapidement leur présence. Une présence saluée par l’ensemble des travailleurs.

«Il y a de plus en plus de femmes sur les chantiers de construction et ça fait une réelle différence. Ça prouve que nous avons réussi à faire notre place», indique d’entrée de jeu Vanessa Dufour, arpenteuse. Même son de cloche de la part de Tanya Beauregard, mécanicienne d’ascenseur : «J’aime bien voir des femmes sur les chantiers. Je trouve qu’il y a même une certaine solidarité entre nous et, depuis les trois dernières années, je constate que le nombre de femmes dans la construction ne cesse d’augmenter.» Même si, dans certains domaines, les femmes sont encore peu nombreuses, comme le constate Tanya Frangetti, cimentière-applicatrice, qui n’a pas «encore eu la chance de côtoyer une autre femme qui exerce le même métier».

Le Complexe des sciences, le plus grand chantier universitaire du pays, aura été une source de défis sur plusieurs plans. «Il s’agit du plus gros chantier sur lequel j’ai eu la chance de travailler, nous dit Paige Sullivan, électricienne. J’ai beaucoup appris sur mon métier, mais surtout sur moi-même. J’ai également pu voir une réelle chaîne de travail, avec de nombreux corps de métiers. J’adore ce chantier!» Il aura également été une source de motivation. «Savoir qu’au final le projet sera une partie de l’Université de Montréal et qu’on y accueillera des centaines [voire des milliers] de personnes, ça ajoute beaucoup à la fierté d’y avoir participé», mentionne Vanessa Dufour. Cristina Serban, manœuvre spécialisée, qui a également travaillé au chantier du CHUM, confirme: «C’est très encourageant de prendre part à un projet qui va contribuer à écrire l’histoire et qui va laisser des traces. C’est plus qu’un chantier ou un bâtiment; ici, nous donnons la chance aux étudiants et aux professeurs-chercheurs de faire avancer la science… et toute la société!»

Et lorsqu’on les questionne à propos de l’ambiance sur le chantier, toutes s’empressent de souligner à quel point les relations sont bonnes. «Je crois que le Complexe des sciences est un très beau chantier. Je me sens respectée et soutenue dans mon mandat», fait remarquer Tanya Beauregard. Paige Sullivan en fait aussi mention: «J’ai vraiment le sentiment d’avoir ma place ici, les gens sont gentils et me traitent comme leur égale – et non pas juste comme une fille sur le chantier!»

Dynamiques et passionnées, les femmes rencontrées ont également un esprit artistique fort développé. «Manipuler le béton, pour moi, c’est très créatif et ça se fait tout naturellement, un peu comme un artiste devant ses matériaux», illustre Tanya Frangetti. «Le monde de la construction peut être même considéré comme de l’art à certains moments. Nous avons la chance de voir ce qu’il y a derrière vos murs et nous nous forgeons des souvenirs selon les différentes phases, que les occupants du bâtiment n’auront pas vues. Comme artiste qui œuvre dans la sculpture des métaux, mon coup de cœur, ce sont les cages Faraday, dont les murs sont recouverts de cuivre», ajoute Cristina Serban.

Toutes s’entendent pour affirmer que certaines tâches peuvent être plus ardues, tous métiers confondus. Néanmoins, elles n’hésiteraient pas à conseiller à de jeunes filles de foncer vers la carrière qui les intéresse, en construction comme en sciences!

  • «Je constate que le nombre de femmes dans la construction ne cesse d’augmenter. Je trouve qu’il y a même une certaine solidarité entre nous. Je crois que le Complexe des sciences est un très beau chantier. Je m’y sens respectée et soutenue dans mon mandat.» Tanya Beauregard, mécanicienne d’ascenseur

    Crédit : Amélie Philibert
  • «Il y a de plus en plus de femmes sur les chantiers de construction et ça fait une réelle différence. Ça prouve que nous avons réussi à faire notre place. Et savoir qu’au final le projet sera une partie de l’Université de Montréal et qu’on y accueillera des centaines [voire des milliers] de personnes, ça ajoute beaucoup à la fierté d’y avoir participé.» Vanessa Dufour, arpenteuse

    Crédit : Amélie Philibert
  • «Manipuler le béton, pour moi, c’est très créatif et ça se fait tout naturellement, un peu comme un artiste devant ses matériaux! Cela dit, je n’ai pas encore eu la chance de côtoyer une autre femme qui exerce le même métier.» Tanya Frangetti, cimentière-applicatrice

    Crédit : Amélie Philibert
  • «C’est très encourageant de travailler sur un projet qui va contribuer à écrire l’histoire et qui va laisser des traces. C’est plus qu’un chantier ou un bâtiment; ici, nous donnons la chance aux étudiants et aux professeurs-chercheurs de faire avancer la science… et toute la société!» Cristina Serban, manœuvre spécialisée

    Crédit : Amélie Philibert
  • «Il s’agit du plus gros chantier sur lequel j’ai eu la chance de travailler. J’ai beaucoup appris sur mon métier, mais surtout sur moi-même. J’ai également pu voir une réelle chaîne de travail, avec plusieurs corps de métiers. J’adore ce chantier!» Paige Sullivan, électricienne

    Crédit : Amélie Philibert