Trois questions à… Marie Mc Andrew, conseillère spéciale du recteur en matière d’équité, de diversité et d’inclusion

Marie Mc Andrew, conseillère spéciale du recteur en matière d’équité, de diversité et d’inclusion

Marie Mc Andrew, conseillère spéciale du recteur en matière d’équité, de diversité et d’inclusion

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

La conseillère spéciale du recteur en matière d’équité, de diversité et d’inclusion de l’UdeM, Marie Mc Andrew, travaille sur un énoncé de vision pour ensuite produire un plan d’action.

Il y a énormément de projets mis sur pied à l’Université de Montréal en matière d’équité, de diversité et d’inclusion, mais le recteur, Guy Breton, souhaitait une réflexion approfondie sur ces enjeux pour parvenir à une vision commune et à une meilleure coordination des actions. C’est pour cette raison qu’il a fait appel à Marie Mc Andrew, professeure émérite de la Faculté des sciences de l’éducation, comme conseillère spéciale en matière d’équité, de diversité et d’inclusion. Elle répond à nos questions.

Quels sont les éléments essentiels de votre mandat?

L’Université est engagée depuis longtemps dans l’accès à l’égalité en emploi des cinq grands groupes désignés par la loi, soit les femmes, les personnes handicapées, les Autochtones, les membres des minorités visibles et ceux des minorités ethniques. Mais depuis quelques années, la diversité devient la norme plutôt que l’exception, alors que les groupes qui s’en réclament sont de plus en plus nombreux, notamment la communauté LGBTQ+ [lesbienne, gaie, bisexuelle, trans, queer et autres].

Si l’on traite séparément ces éléments, on peut oublier qu’une personne appartient souvent à plusieurs groupes minoritaires. La tendance dominante aujourd’hui dans les universités est donc d’aborder la diversité dans son ensemble. De plus, il faut dépasser la simple égalité pour viser l’équité et l’inclusion, des termes que nous définirons mieux dans l’énoncé de vision. Nous regarderons ensuite comment les enjeux de diversité touchent aux cinq missions de l’UdeM: un lieu de formation, un milieu de vie, un lieu de production de connaissances, un milieu de travail et un établissement citoyen engagé dans sa communauté. Ces domaines ont évolué à des rythmes différents pour ce qui est de l’équité, de la diversité et de l’inclusion. Il faut considérer la diversité comme un atout pour l’UdeM tout en se penchant sur certains arbitrages.

Avec qui travaillez-vous pour réaliser votre travail?

Tout d’abord, les cinq professionnels qui portent le dossier de la diversité dans leurs secteurs respectifs constitueront le comité de rédaction du plan d’action. Ils dresseront le bilan des mesures existantes et participeront aux discussions pour cibler de nouvelles actions tout en s’assurant de leur faisabilité dans leur contexte particulier.

Ensuite, un conseil d’orientation composé de décideurs et de personnes clés qui ont une connaissance approfondie de leur domaine encadrera les travaux. Il se prononcera sur l’énoncé de vision, la version préliminaire du plan d’action et sa version définitive, que nous présenterons aux différentes instances de l’UdeM pour consultation.

Afin que l’Université demeure à l’écoute des préoccupations de la collectivité, nous créerons un forum des partenaires qui regroupera des diplômés qui se distinguent dans la promotion des valeurs d’équité, de respect de la diversité et d’inclusion.

Enfin, plusieurs groupes de travail formés de professeurs, d’étudiants et de personnes de l’administration seront mis en place pour s’attaquer à des enjeux particuliers, comme celui des données institutionnelles. Pour la question autochtone, un large processus de consultation a été lancé par le groupe de travail Place aux Premiers Peuples et les résultats seront pris en considération dans l’élaboration d’un plan d’action spécifique qui s’intégrera à celui plus large en matière d’équité, de diversité et d’inclusion.

Quelles sont les grandes étapes à réaliser dans votre mandat?

L’énoncé de vision, qui nous donnera les grandes orientations, doit être prêt au printemps. Une fois qu’il sera approuvé, nous travaillerons sur un diagnostic plus précis afin de relever les acquis et les défis. Nous résumerons également ce qui se fait dans d’autres universités au Québec et ailleurs au Canada. Puis, nous désignerons des actions qui devraient être entreprises et qui représenteront une valeur ajoutée par rapport à ce qui est fait à l’UdeM. Nous commencerons cet été à rédiger le plan d’action pour qu’il soit prêt à l’hiver 2020. Ce plan d’action sur trois ans comprendra des actions immédiates et d’autres qui serviront à préparer l’avenir.