Des membres de l’UdeM remportent un prix Femmes de mérite du Y des femmes

José Côté et Isabelle Peretz figurent parmi les Femmes de mérite du Y des femmes.

José Côté et Isabelle Peretz figurent parmi les Femmes de mérite du Y des femmes.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Des professeures et des diplômées de l'UdeM ont reçu un prix Femmes de mérite de la Fondation Y des femmes de Montréal.

La Fondation Y des femmes de Montréal a dévoilé les noms des lauréates de ses 26es prix Femmes de mérite. Deux professeures et trois diplômées de l’Université de Montréal figurent au nombre des gagnantes. Ces prix soulignent le rôle des femmes dans l’avancement de la société en mettant en lumière leur engagement et leurs réalisations dans leurs sphères respectives, ainsi que leur influence positive et durable dans la communauté. Cette distinction leur sera remise le 26 septembre au Windsor à Montréal.

Deux professeures lauréates d’un prix Femmes de mérite

José Côté, professeure à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal, a remporté le prix dans la catégorie Sport, santé et mieux-être. Chercheuse au Centre de recherche du CHUM, José Côté est titulaire de la Chaire de recherche sur les nouvelles pratiques de soins infirmiers et elle a reçu une bourse de chercheuse clinicienne principale du Fonds de recherche du Québec ‒ Santé. Ses recherches visent à élaborer et évaluer des modèles novateurs et efficaces d'intervention en soins infirmiers dans le domaine de la cybersanté. Les clientèles visées sont principalement les personnes vivant avec un problème chronique de santé dont les besoins sont complexes.

En 2016, l’équipe de Mme Côté a remporté le prix Égalité Thérèse-Casgrain dans la catégorie Santé pour son projet «De VIH-TAVIE à TAVIE-Femme: pour mieux répondre aux besoins des femmes vivant avec le VIH». La même année, l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a remis à José Côté le prix Florence dans la catégorie Recherche en sciences infirmières. Également, elle compte parmi les 11 chercheurs de l’UdeM qui ont obtenu en 2017 un financement d'infrastructure du Fonds des leaders John-R.-Evans. 

Depuis 2017, la professeure Côté dirige à titre de rédactrice en chef la revue bilingue Science infirmière et pratiques en santé, publiée par le Réseau de recherche en interventions et sciences infirmières du Québec.

Isabelle Peretz, professeure au Département de psychologie de l’Université, obtient un prix dans la catégorie Recherche et innovation. Neuropsychologue et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurocognition de la musique et de la Chaire Casavant en neuropsychologie et cognition musicale, Isabelle Peretz est cofondatrice du Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son. Elle y a réalisé l’essentiel de ses travaux de recherche. Au début de l’année, Mme Peretz a été décorée de l’Ordre du Canada pour avoir révélé les mécanismes neuropsychologiques qui permettent au cerveau de saisir la musique et pour avoir mis au jour les effets qui en découlent. 

Avec plus de 25 000 citations relatives à ses articles scientifiques, elle occupe aujourd’hui la 14e position parmi tous les chercheurs de l’UdeM, selon l’index Google Scholar.

Les recherches de la professeure Peretz ont pour point central les processus cognitifs en jeu dans les activités musicales. Elle a notamment démontré les fondements biologiques de la musique, le fait que celle-ci repose sur des bases neurologiques et cognitives pouvant être étudiées en laboratoire. Dans ses travaux, elle aborde également la compréhension fine du potentiel musical de la population en général. Mme Peretz a ouvert la voie de la «neurocognition de la musique» et en a fait un champ disciplinaire effervescent. Grâce à elle, Montréal est la capitale mondiale de l’étude du «cerveau musical».

Trois diplômées lauréates d’un prix Femmes de mérite

Genevieve Bich (droit 1990), vice-présidente aux ressources humaines chez Metro et administratrice indépendante à Hydro-Québec depuis septembre 2015, s’est vu accorder le prix dans la catégorie Affaires et entrepreneuriat. Avant de se joindre à l’équipe de Metro, Mme Bich était vice-présidente de la division Personnes et culture chez Aimia, la société qui gère le programme de fidélisation Aéroplan. Elle avait été auparavant vice-présidente aux ressources humaines du Groupe Dynamite, après avoir occupé plusieurs fonctions chez Bell Canada, dont celle de vice-présidente aux ressources humaines et aux relations du travail.

Geneviève Bich est membre du Barreau du Québec et de l’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec. Elle siège au conseil d'administration du Collège de Bois-de-Boulogne.

Asmaa Ibnouzahir (nutrition internationale 2000) est présidente et fondatrice de l’Institut F, un organisme qui vise l'épanouissement des filles et des femmes musulmanes au Québec par des programmes d'éducation, de recherche et de développement. Elle a remporté le prix Femmes de mérite dans la catégorie Engagement social et environnemental. Entre 2005 et 2012, Mme Ibnouzahir a travaillé comme spécialiste en nutrition d’urgence humanitaire, et cela l’a conduite dans une quinzaine de pays en Afrique, en Asie et en Europe avec diverses organisations non gouvernementales et agences de l’ONU. Parallèlement à son parcours de formation et à sa carrière, elle intervient depuis 2006 dans des débats publics comme consultante et conférencière pour les droits de la personne, en particulier les droits des femmes et des minorités religieuses au Québec, et les questions liées à l’immigration, à la laïcité et au statut des femmes dans l’islam.

Lauréate du prix spécial Femme d’exception, Marcèle Lamarche (relations industrielles 1978) est de tous les combats, qu’il s’agisse de négocier les conventions collectives, de régler des dossiers d’arbitrage et de conciliation ou de soutenir des membres pendant les conflits de travail. En mai 1985, elle fonde le Réseau Enfants-Retour au Québec. À son départ de l’organisation, en janvier 1994, 122 enfants qui avaient fugué ou qui avaient été enlevés auront été retrouvés.

En 1995 Mme Lamarche est recrutée par Moisson Montréal en tant que directrice générale. Elle y raffine plusieurs méthodes de travail et parvient à doter la banque alimentaire d’un chez-soi bien à elle – un coup de maître, car Moisson Montréal n’a alors que très peu de fonds. En 2011, alors à la direction d’UNICEF Québec depuis deux ans, elle apprend sur Internet que Le Chaînon est à la recherche d’une directrice générale. Elle obtiendra le poste, mue par sa passion pour la philanthropie.