Je m’intéresse à l’illumination de Montréal!

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  • Le 3 avril 2019

  • Mathieu-Robert Sauvé
Josianne Poirier cherche à expliquer la passion lumineuse nocturne de Montréal.

Josianne Poirier cherche à expliquer la passion lumineuse nocturne de Montréal.

Crédit : Amélie Philibert et Benoît Gougeon

En 5 secondes

Dans son doctorat, Josianne Poirier étudie les enjeux esthétiques, sociaux et économiques de la mise en scène de l’espace urbain montréalais par des éclairages scénographiques.

Dans mon doctorat, je considère que les mises en lumière spectaculaires permettent d’appréhender des valeurs et des imaginaires urbains dominants. Ma réflexion se concentre sur Montréal, où j’ai étudié trois cas: le plan lumière du Quartier des spectacles, le parcours de projections vidéos «Cité Mémoire» et l’éclairage interactif du pont Jacques-Cartier, «Connexions vivantes». J’analyse ces projets comme des fantasmagories, une notion que l’écrivain Walter Benjamin utilise pour décrire l’éclat qui teinte l’expérience que les individus font collectivement de la réalité. Il peut paraître évident que Montréal veuille s’illuminer la nuit, en raison de son rapport particulier avec le cycle des saisons. Ces initiatives donnent d’ailleurs à la métropole québécoise une identité qui s’inscrit dans un courant international qui vise à animer les lieux publics urbains à la tombée du jour. Mon analyse souligne toutefois comment ces éclairages, sous leur apparence féérique, participent à un processus de marchandisation de la ville.

Josianne Poirier

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Directrice de recherche

  • Suzanne Paquet, professeure au Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques.

Prix et bourses

  • Bourse de fin d’études doctorales de la Faculté des études supérieures et postdoctorales (2017).
  • Bourse doctorale du Fonds de recherche du Québec ‒ Société et culture (2014-2017).

Publications

  • Poirier, J. «L’illumination du pont Jacques-Cartier et la réification des données de la “ville intelligente et numérique”», dans Proulx, C., et J. Moore (dir.). L’agir en condition hyperconnectée: art et images à l’œuvre, Les Presses de l’Université de Montréal. [À paraître en 2019].
  • Poirier, J. «Le phare», Tristesse, n°3, 2018, p. 53.
  • Poirier, J. «Notre futur sera éclatant: la lumière et la ville réenchantée», 2017. [Essai d’accompagnement de l’exposition Un soleil difficile, de François Lemieux, Montréal, VOX, centre de l’image contemporaine].
  • Poirier, J. «Les œuvres d'art public spectaculaires et la réappropriation de l'espace urbain: deux études de cas montréalais», dans Lazzaroti, O., G. Mercier et S. Paquet (dir.). La part artistique de l'habiter: perspectives contemporaines, Paris, L'Harmattan, 2017, p. 157-171.
  • Poirier, J. «“Tu ne peux pas te promener avec des feuilles de plywood pendant le Festival de Jazz”. La place de la création au centre-ville de Montréal», dans Harel, S., J. Thibert et L. Lussier (dir.). Le Quartier des spectacles et le chantier de l’imaginaire montréalais, Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2015, p. 77-93.

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