L’OUM fête ses 25 ans… avec Marie-Nicole Lemieux!

  • Forum
  • Le 4 avril 2019

  • Hélène Roulot-Ganzmann
Un concert exceptionnel viendra clore les célébrations du «quart de siècle» de la création de l’Orchestre de l’Université de Montréal avec celui qui le dirige depuis 1993, Jean-François Rivest.

Un concert exceptionnel viendra clore les célébrations du «quart de siècle» de la création de l’Orchestre de l’Université de Montréal avec celui qui le dirige depuis 1993, Jean-François Rivest.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

La contralto de renommée internationale se joindra le 13 avril aux musiciens de l’Orchestre de l’Université de Montréal dans la «Symphonie n°3» de Gustav Mahler.

Un concert exceptionnel viendra clore les célébrations du «quart de siècle» de la création de l’Orchestre de l’Université de Montréal (OUM) avec celui qui le dirige depuis 1993, Jean-François Rivest.

«Les 25 ans de l’OUM, c’est autant une histoire pédagogique qu’une histoire d’amour entre l’Université et ses étudiants, lance celui qui en est également le directeur artistique. Un millier d’instrumentistes sont passés par ici. Ils y ont appris à jouer ensemble et c’est toujours une grande fierté de les retrouver un peu partout dans le monde lorsque je suis invité à diriger un orchestre. Ils sont au Canada, aux États-Unis, en Europe et au Mexique!»

Jean-François Rivest estime avoir cette année un orchestre étudiant de très haute tenue. C’est heureux, car la programmation a été très exigeante. Après la Pathétique de Tchaïkovski, le Berliner Momente IV de Walter Boudreau et l’intemporel Cendrillon de Prokofiev, joués devant le public de la Maison symphonique de la Place-des-Arts avec la participation des élèves de l’École supérieure de ballet du Québec, après l’opéra Così fan tutte de Mozart, les étudiants de l’OUM présentent la Symphonie no 3 de Gustav Mahler.

«C’est la plus longue symphonie du répertoire romantique, rappelle Jean-François Rivest. Elle décrit l’univers, le cosmos dans son intégralité, des végétaux aux anges en passant par les animaux et les hommes. Il y a une force mythologique, tellurique dans cette œuvre. Quelque chose de joyeux et de terrifiant à la fois, de délicat et de profond.»

Quatre-vingts choristes

Marie-Nicole Lemieux

Crédit : Geneviève Lesieur

Ce concert de clôture des 25 ans de l’OUM était l’occasion toute trouvée pour jouer cette œuvre. Jean-François Rivest a pu en effet convaincre plusieurs invités de se joindre à l’orchestre étudiant afin d’avoir 110 instrumentistes sur scène au lieu de 75.

«Il va y avoir des anciens, des professeurs, confie-t-il. Qui est à la première timbale? Robert Leroux, l’ex-doyen de la Faculté de musique, qui en 1992 m’a mis au défi de créer un orchestre alors que j’étais professeur de violon et que je ne savais absolument pas diriger!»

Il y aura également 80 choristes, un chœur de femmes et deux ensembles de jeunes. Et l’invitée d’honneur, Marie-Nicole Lemieux, interprétera le texte de Nietzsche Chant de minuit, que Mahler intègre à son quatrième mouvement centré sur les hommes. 

«La Symphonie no 3 est à mon répertoire, souligne la contralto, mais je n’ai pas eu l’occasion de la chanter depuis 15 ans. Il y a quelque chose de mystique dans cette œuvre. La mort était très présente autour de Mahler. Il a une fascination pour le sacré, les forces de la nature. Le texte de Nietzsche est grandiose. Et puis les chœurs qui nous amènent vers la finale qui n’en finit pas de finir. Mahler nous dit que le destin de l’homme est certes de mourir, mais que l’homme est plus grand que son destin.»

Prochains défis

Pour la soliste québécoise, que s’arrachent aujourd’hui les plus grands orchestres dans le monde et qui a reçu plusieurs récompenses, telles que le Prix de la reine Fabiola et le Prix spécial du lied au Concours musical international Reine Élisabeth de Belgique, se joindre à l’OUM est l’occasion d’aider à la formation de jeunes artistes afin que l’art se propage.

«Les musiciens, les interprètes, nous sommes une famille, mentionne-t-elle. Jean-François Rivest est un grand chef, un grand pédagogue. Certes, les étudiants sont en apprentissage, mais ils ont déjà beaucoup de talent. Il y a de grandes chances que le concert soit fantastique.»

Pour Jean-François Rivest, la présence de Marie-Nicole Lemieux est un véritable cadeau.

«Tout est réuni pour que la soirée soit une réussite et qu’elle vienne clore de très belle manière ce premier quart de siècle de l’OUM», se réjouit-il, avant de considérer les 25 prochaines années.

«Il y a quand même quelques pistes à creuser, comme la philanthropie, indique-t-il. Nos finances sont meilleures, mais nous devrions aller chercher plus d’argent. Pour le bon fonctionnement de l’Orchestre, mais aussi pour accueillir plus d’invités de prestige et nous permettre un recrutement de plus haut niveau encore, notamment à l’étranger.»

En savoir plus

Le concert Marie-Nicole Lemieux et la Troisième de Mahler sera présenté le 13 avril à 19 h 30 à la salle Claude-Champagne, 220, avenue Vincent-D’Indy, à Montréal.