Un documentaire sur le deuil périnatal réalisé par le chargé de cours Pierre Guimond

Pierre Guimond, réalisateur de la série «Revenir les bras vides» et chargé de cours, accompagné de l’animatrice Mélanie Gagné et de l’une des mères dont on suit l’histoire, Marilou Bourassa.

Pierre Guimond, réalisateur de la série «Revenir les bras vides» et chargé de cours, accompagné de l’animatrice Mélanie Gagné et de l’une des mères dont on suit l’histoire, Marilou Bourassa.

Crédit : Maxime Juneau-Hotte

En 5 secondes

Pierre Guimond, chargé de cours en journalisme et en communication à l’UdeM, a réalisé la série documentaire produite par le CHU Sainte-Justine «Revenir les bras vides».

Revenir les bras vides, réalisée par Pierre Guimond, chargé de cours au Département de communication de l'Université de Montréal, est une série documentaire de quatre épisodes d’une heure dont l’objectif est de briser les tabous sur la mort d’un bébé pendant ou peu après la grossesse. Produite par le CHU Sainte-Justine, la série se base sur les témoignages de quatre parents aux histoires bien différentes. On y découvre Mélanie Desgroseilliers et Daniel Fournier, parents d’Henry, dont le cœur a cessé de battre à la 30semaine de grossesse; Josianne Dicaire, qui a perdu trois bébés; et Marilou Bourassa, qui a dû prendre la décision difficile de procéder à une interruption de grossesse, puisque l’enfant qu’elle portait présentait une maladie génétique grave en plus d’un problème cardiaque.

L’animatrice Mélanie Gagné, qui mène les entrevues, est elle-même mère d’un bébé parti trop tôt, Mathis. Elle réussit à aller chercher les propos les plus touchants et les plus utiles afin de bien informer ceux qui regarderont la série.

Des témoignages et des conseils d'experts

Les téléspectateurs pourront suivre chronologiquement le parcours de ces parents dans les trois premiers épisodes: «L’annonce de la nouvelle», «Le jour de l’accouchement» et «Le retour à la maison». Le dernier épisode, «Comment aider les parents endeuillés?», est une discussion avec les proches de ces parents. Ils nous livrent leurs bons et moins bons coups dans leurs rôles d’aidants et de confidents tout en se questionnant sur ce qu’on doit faire et éviter de faire dans l’accompagnement de parents endeuillés.

À ces histoires de vie sont jumelées des entrevues avec une quinzaine de spécialistes (médecins, infirmières, psychologue, thanatologues, etc.) qui partagent leur expertise sur le deuil périnatal afin de faire la lumière sur des faits qui peuvent sembler étranges à ceux qui ne sont pas familiarisés avec le sujet. Par exemple, pourquoi est-il demandé aux mères d’accoucher naturellement dans ces cas? Pourquoi est-il important dans le processus de deuil de prendre des photos avec le bébé décédé? Comment retrouver un sens à sa vie après une telle épreuve?

Un sujet important traité avec honnêteté

La production de cette série a été très rigoureuse. «Il y avait bien des questions à résoudre et des approbations à obtenir considérant la nature sensible du sujet, dit Pierre Guimond. On voulait être sûrs de trouver le bon ton. Le sujet aurait pu sembler lourd, mais édulcorer les propos aurait pu avoir l’effet de banaliser l’intensité du deuil que vivent ces parents. Il fallait bien choisir ce qu’on peut se permettre de dire, ce qu’on peut montrer sans faire de voyeurisme.»

Ce travail aussi important, Pierre Guimond, aussi chargé de cours à la Faculté de l'éducation permanente, n’aurait pu l’accomplir seul. C’est pourquoi il a tenu à souligner la collaboration exceptionnelle de l’équipe de recherche formée de quatre infirmières du CHU Sainte-Justine ainsi que la générosité des parents et des experts qui ont participé à la série. En outre, l’un de ses anciens étudiants du certificat en journalisme, Sony Carpentier, a agi à titre de conseiller à la scénarisation; Alex Champagne, technicien de soutien au Laboratoire multimédia, a réalisé le montage sonore; et Maxime Juneau-Hotte, chargé de cours au Département de communication, a capté les photos du tournage.

Une version Web pour aider les parents

En plus des quatre heures à la télé, la série Revenir les bras vides se déclinera en plus de deux heures de contenu sur le site Web du CHU Sainte-Justine afin d’aider les parents et les proches qui traversent cette épreuve. Le but de ce projet étant de sensibiliser mais surtout d’informer, les quatre heures télévisuelles ont été réaménagées sous forme de courtes capsules de style questions-réponses pour le Web, l’endroit où les parents et les amis disent généralement s’informer lorsqu’ils doivent faire face à une nouvelle de ce type. La série et le site Web ont d’ailleurs été désignés ressources d’aide pour les parents par l’Institut national de santé publique du Québec.

La série Revenir les bras vides, produite par le CHU Sainte-Justine et réalisée grâce à l’aide financière d’une fondation, sera diffusée sur les ondes de Savoir média dès le 6 mai.

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