Charles Widmer: une fondation en hommage à sa conjointe

Charles Widmer

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Crédit : Amélie Philibert

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Pour rendre hommage à sa conjointe décédée de la maladie de Parkinson en décembre 2017, à l’âge de 76 ans, Charles Widmer a créé un fonds de 100 000 $ pour soutenir la recherche sur cette maladie.

Après le choc causé par la perte de sa conjointe Gertrude Poupart, Charles Widmer a décidé de faire un geste pour honorer sa mémoire. «Gertrude a consacré sa vie à l’éducation. Après des études en pédagogie à l’Université de Montréal, elle a obtenu un baccalauréat en information scolaire et professionnelle à l’Université du Québec à Montréal, puis une maîtrise en counseling à l’Université McGill», raconte M. Widmer. En début de carrière, elle a enseigné quelques années au secondaire, en particulier auprès de jeunes issus de milieux défavorisés.

Puis, dans les années 70, elle est recrutée par le Service d’orientation et de consultation psychologique de l’Université de Montréal, où elle travaillera pendant 25 ans. Elle y a dirigé une équipe de conseillers d’orientation, mis sur pied un important centre de documentation et organisé de nombreux ateliers thématiques. «Gertrude était une femme très généreuse et dynamique, elle avait beaucoup de talent pour gérer des équipes et possédait un grand sens du leadership», se remémore son mari.

Une femme dévouée

Née dans une famille qui s’est consacrée au bien-être de la communauté, Gertrude Poupart a hérité du dévouement et de la conscience sociale de ses parents. Elle était aussi une artiste dans l’âme. «Ma femme avait une magnifique voix de soprano et elle a fait partie de plusieurs chorales. Elle aimait beaucoup l’opéra et adorait voir des spectacles de danse classique et contemporaine», se souvient Charles Widmer avec émotion.

Durant les 10 dernières années de sa vie, Gertrude Poupart a souffert de la maladie de Parkinson. Elle a été hospitalisée à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal cinq ans avant son décès. «Elle y a reçu de très bons soins et a été assez heureuse malgré la maladie», souligne Charles Widmer.

Du soutien pour la recherche

Après la mort de sa femme, M. Widmer, désireux de perpétuer son souvenir, a discuté avec son fils, lui-même diplômé de l’Université de Montréal et urologue au CHUM, de la meilleure façon pour ce faire. Celui-ci lui a suggéré de communiquer avec la Faculté de médecine de l’UdeM. Après avoir rencontré une conseillère, le choix de M. Widmer s’est arrêté sur la création d’un fonds philanthropique personnalisé qui attribuerait une bourse d’études destinée à soutenir la recherche sur la maladie de Parkinson. «L’expérience m’a appris qu’on est encore peu outillé pour aider les personnes qui souffrent de cette maladie. On l’est davantage pour l’alzheimer. J’espère que cette bourse contribuera à soulager les gens qui en sont atteints et à mieux les accompagner», explique-t-il.

Le choix de l’Université de Montréal allait de soi, puisque Gertrude Poupart y a réalisé une partie de ses études et mené l’essentiel de sa carrière. Son conjoint y a lui aussi travaillé pendant 25 ans, pour sa part à la Faculté de l’éducation permanente.