Grève des mécaniciens de machines fixes et des techniciens en mécanique du bâtiment: une mise au point de l’UdeM

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L’UdeM fait le point sur les enjeux de la grève des mécaniciens de machines fixes et des techniciens en mécanique du bâtiment, qui dure depuis le 14 mars dernier.

Depuis le 14 mars dernier, les mécaniciens de machines fixes et des techniciens en mécanique du bâtiment sont en grève. L’Université tient à faire le point sur certains enjeux de ce conflit qui dure malgré sa disponibilité et son ouverture à la négociation devant le conciliateur.

La convention collective des mécaniciens de machines fixes et des techniciens en mécanique du bâtiment a toujours permis une approche souple de la gestion des ressources, notamment par l’utilisation de contractuels externes. L’Université y a recours de façon occasionnelle et transparente: c’est par appel d’offres public que les sous-traitants sont choisis. Cette façon de fonctionner permet de couvrir des périodes de travail ou des tâches spécifiques requises pour la bonne marche du campus. En vertu de leur convention collective, les employés bénéficient toujours de la sécurité d’emploi et l’utilisation de services externes ne diminue en rien leurs conditions de travail. Dans le cadre des négociations actuelles, l’Université propose de maintenir tout simplement cette approche, qui a fait ses preuves. Il n’y a donc ni recul demandé ni détérioration des conditions de travail quelles qu’elles soient.

Dans le conflit de travail actuel, le Tribunal administratif du travail a confirmé que le recours aux services de sous-traitants tel que l’Université le fait présentement, alors que la grève se poursuit, ne constitue pas une violation des dispositions du Code du travail. Plus spécifiquement, un enquêteur mandaté par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale à la suite de plaintes du Syndicat a indiqué, dans ses deux rapports, que l’Université respectait entièrement le Code du travail.

La décision de faire la grève appartient entièrement aux syndiqués. La grève suspend l’application des conditions de travail prévues à la convention collective, que ce soit la rémunération ou les avantages sociaux, notamment les assurances collectives. L’Université avait uniquement l’obligation de maintenir ces assurances pendant 30 jours suivant le début de la grève, un délai qui a été largement dépassé. Les employés en grève seront informés individuellement au cours des prochains jours de la suspension de ces assurances et devront prendre les mesures nécessaires pour obtenir une autre couverture. Celle-ci sera rétablie bien sûr lorsqu’une entente globale sur les conditions de travail sera convenue dans le cadre d’une nouvelle convention collective.

L’Université espère toujours un règlement dans les meilleurs délais et se rend disponible pour poursuivre la négociation en présence du conciliateur du ministère.