1,4 M$ pour financer un réseau national sur l’encéphalomyélite myalgique

La maladie, anciennement connue sous le nom de syndrome de fatigue chronique, touche plus de 580 000 personnes au Canada.

La maladie, anciennement connue sous le nom de syndrome de fatigue chronique, touche plus de 580 000 personnes au Canada.

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Le financement permettra de créer un réseau national dirigé par le professeur Alain Moreau pour découvrir les causes de l’encéphalomyélite myalgique et mettre au point des traitements.

Le professeur du Département de stomatologie de l’Université de Montréal Alain Moreau dirigera, avec la collaboration d’une équipe de patients partenaires, de cliniciens et de plus de 20 chercheurs, un réseau qui promet de combler les lacunes dans la recherche biomédicale sur l’encéphalomyélite myalgique. La maladie, anciennement connue sous le nom de syndrome de fatigue chronique, touche plus de 580 000 personnes au Canada.

Les causes de l’encéphalomyélite myalgique sont mal comprises et il n’existe aucun test diagnostique ni aucun remède. Les gens qui en sont atteints ressentent notamment une fatigue intense et persistante à la suite d’une activité physique ou cognitive légère que le repos ne parvient pas à atténuer, des douleurs musculaires et articulaires et des maux de tête; ils sont de plus incapables de rester debout en raison d’une chute soudaine de la tension artérielle et ont une mauvaise qualité du sommeil.

L’investissement de 1,4 M$ pour la création de ce réseau basé au CHU Sainte-Justine, affilié à l’Université de Montréal, provient des Instituts de recherche en santé du Canada.

Un mystère à élucider

«L’encéphalomyélite myalgique est peut-être la dernière énigme médicale du 21e siècle, souligne le professeur Moreau. La complexité des questions qu’elle soulève nécessite un travail de recherche concerté et interdisciplinaire pour améliorer la santé de toutes les personnes vivant avec cette maladie au Canada.»

Le réseau s’attaquera notamment aux causes de l’encéphalomyélite myalgique, y compris aux liens possibles avec des virus et des gènes. Il permettra également d’établir des relations entre des cohortes de patients et des chercheurs du Canada et des États-Unis afin de partager les échantillons de recherche et les données cliniques et d’échanger sur les méthodes d’analyse.