L’UdeM est partenaire d’un projet pilote en phytotechnologie et économie circulaire

Fatoumata-Binta Ba, étudiante au baccalauréat en génie chimique à Polytechnique Montréal et stagiaire du projet PhytoVaLix; Francis Allard, président de Ramea phytotechnologies; et Xavier Lachapelle-Trouillard, diplômé de la maîtrise recherche de Polytechnique et responsable de la recherche et du développement chez Ramea phytotechnologies.

Fatoumata-Binta Ba, étudiante au baccalauréat en génie chimique à Polytechnique Montréal et stagiaire du projet PhytoVaLix; Francis Allard, président de Ramea phytotechnologies; et Xavier Lachapelle-Trouillard, diplômé de la maîtrise recherche de Polytechnique et responsable de la recherche et du développement chez Ramea phytotechnologies.

Crédit : Waste Management

En 5 secondes

L’Institut de recherche en biologie végétale de l’UdeM et Polytechnique Montréal sont partenaires du projet pilote PhytoVaLix pour traiter les eaux usées avec des saules.

L’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) de l’Université de Montréal et Polytechnique Montréal sont partenaires d’un projet pilote de biofiltration où l’on utilisera la plantation de saules à croissance rapide. La phytotechnologie, qui fait l’objet de ce projet, est un ensemble de solutions faisant appel aux végétaux pour résoudre des problèmes environnementaux. Dans les lieux d’enfouissement, il y a des eaux usées ‒ appelées lixiviat ou eaux de lixiviation ‒ qui sont issues de la percolation des précipitations à travers les matières résiduelles en décomposition. Le projet PhytoVaLix propose une nouvelle solution de traitement de ces eaux usées par biofiltration, grâce à la plantation de saules à croissance rapide, un procédé imaginé par Ramea phytotechnologies en collaboration avec l’IRBV et Polytechnique Montréal.

Les saules absorbent ces nutriments et la presque totalité des eaux usées. À leur tour, les saules sont valorisés par la fabrication de bioproduits. Les tiges des saules, qui peuvent atteindre une hauteur de plus de six mètres après trois années de croissance, seront récoltées par Ramea phytotechnologies pour la fabrication de clôtures et de murs antibruits, ainsi que la production de paillis horticole de bois raméal fragmenté, complétant ainsi la boucle de l’économie circulaire.

L’équipe scientifique, dirigée par Yves Comeau, professeur à Polytechnique Montréal, et par Michel Labrecque, professeur à l’Université de Montréal, chercheur à l’IRBV et chef de la division Recherche et développement scientifique du Jardin botanique de Montréal, est composée d’une vingtaine de chercheurs. Assistée par Frédéric Pitre, professeur au Département de sciences biologiques de l’UdeM et botaniste chercheur au Jardin botanique, l’équipe cherche à valider le rendement de cette technologie et à déterminer les conditions optimales de traitement du lixiviat, de la croissance des saules et celles pour obtenir la meilleure qualité de bois. Huit variétés de saules seront irriguées afin de désigner quelles espèces répondent le mieux à ces conditions de culture.  

Polytechnique Montréal, Waste Management, Ramea phytotechnologies et l’Institut de recherche en biologie végétale du Jardin botanique de Montréal ont présenté le projet à la Ville de Sainte-Sophie le 29 août dernier.

Quatre saisons dans un jardin de dépollution

Relisez le reportage «Quatre saisons dans un jardin de dépollution», qui présente les travaux d'une équipe de chercheurs de l'IRBV sur la mise au point d’un procédé naturel de décontamination des sols à l'aide des plantes.