Trois professeurs de l’UdeM entrent à l’Académie canadienne des sciences de la santé

Les professeurs Caroline Quach-Thanh, Laurent Mottron et Sylvie Belleville

Les professeurs Caroline Quach-Thanh, Laurent Mottron et Sylvie Belleville

En 5 secondes

L’Académie canadienne des sciences de la santé reconnaît les contributions exemplaires ainsi que la qualité des découvertes de Caroline Quach-Thanh, Laurent Mottron et Sylvie Belleville.

Les professeurs Caroline Quach-Thanh (microbiologie, infectiologie et immunologie), Laurent Mottron (psychiatrie et addictologie) et Sylvie Belleville (psychologie) ont été nommés membres de l’Académie canadienne des sciences de la santé, ce qui constitue l’un des plus grands honneurs scientifiques dans la communauté universitaire canadienne. La cérémonie de nomination s’est tenue le 19 septembre au château Laurier.

Les nouveaux membres de l’Académie, mis en candidature par leurs établissements et leurs pairs, sont sélectionnés en fonction de leur leadership sur la scène internationale, de leurs réalisations universitaires, de leur créativité scientifique et de leur volonté de servir la population.

Caroline Quach-Thanh

La Dre Caroline Quach-Thanh est pédiatre, microbiologiste-infectiologue et épidémiologiste et professeure titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de l'UdeM. Elle agit à titre de médecin responsable de l’unité de prévention et contrôle des infections au CHU Sainte-Justine et est la directrice médicale OPTILAB du centre hospitalier universitaire mère-enfant. Ses travaux de recherche portent notamment sur la prévention des infections – tant nosocomiales que celles évitables par la vaccination. Ses travaux ont permis de réduire les infections nosocomiales et de protéger les enfants vulnérables par la compréhension des facteurs de risque menant à l’infection, la validation des définitions et systèmes de surveillance en prévention des infections et l’évaluation des mesures implantées, incluant l’immunisation. Reconnue à l’échelle nationale pour sa contribution à la recherche sur les soins, l’immunisation et la prévention des infections, Mme Quach-Thanh a reçu de nombreuses distinctions. Elle est présentement boursière du Fonds de recherche du Québec − Santé et a reçu le prix SHEA William Jarvis pour le meilleur article international publié en prévention des infections en 2015 et, l’année suivante, le Prix de mentorat John Embil en maladies infectieuses, de la Fondation canadienne des maladies infectieuses. Mme Quach-Thanh est présidente sortante de l’Association des médecins microbiologistes et infectiologues du Canada et présidente du Comité consultatif national en immunisation de l’Agence de la santé publique du Canada.

Laurent Mottron

Ce chercheur et psychiatre clinicien étudie comment les autistes traitent l’information. Ses travaux, repris dans les manuels du monde entier, ont profondément modifié notre compréhension de l'autisme. Le DMottron a entre autres établi que l’autisme prototypique se caractérise par une supériorité perceptive, à côté des atypies sociales. Ce professeur du Département de psychiatrie et d’addictologie de l'UdeM travaille à modifier la perception de l’autisme, sa définition et le soutien qu’on peut apporter à ceux et celles qui en sont atteints. Il défend ainsi que les autistes apportent une contribution véritable à l’avancée des connaissances humaines. Laurent Mottron est titulaire de la Chaire de recherche Marcel et Rolande Gosselin en neurosciences cognitives du spectre autistique de l’Université de Montréal. Il dirige le groupe de recherche en neurosciences cognitives et autisme à l’hôpital Rivière-des-Prairies, qui comprend de nombreux étudiants-chercheurs autistes.

Sylvie Belleville

Le travail de Sylvie Belleville porte sur les phases précoces de la maladie d’Alzheimer et vise à mieux la diagnostiquer afin de pouvoir intervenir le plus rapidement possible. Depuis plus de 25 ans, Sylvie Belleville mène des travaux en neuropsychologie du vieillissement. Elle s’intéresse particulièrement à la façon dont la mémoire se modifie avec l’âge dans la maladie d’Alzheimer et dans les troubles légers de la cognition. Avec son équipe, la professeure du Département de psychologie de l’UdeM et directrice scientifique à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal est parvenue à prédire lesquels de ses sujets de recherche atteints d’un trouble cognitif léger allaient recevoir un diagnostic clinique d’alzheimer dans les deux à quatre années suivantes. Elle a aussi révélé la présence du phénomène de la plasticité cérébrale dans les stades précoces de la maladie, qu’elle a pu amplifier en faisant appel à des interventions cognitives. Plusieurs de ses outils d’évaluation et d’intervention sont aujourd’hui utilisés dans le but d’améliorer la mémoire ou l’attention des aînés et des personnes ayant une maladie neurodégénérative.