Un symposium sur la santé sexuelle est tenu à l’Université de Montréal

Les présentations de Marie-Ève Murray, obstétricienne et gynécologue, de Mariève Ross, sexologue et chargée de cours au certificat en sexualité à l’UdeM, et le témoignage d’une personne atteinte d’une infection au VIH à un stade avancé ont permis de sensibiliser le public à l’importance et aux enjeux de la santé sexuelle.

Les présentations de Marie-Ève Murray, obstétricienne et gynécologue, de Mariève Ross, sexologue et chargée de cours au certificat en sexualité à l’UdeM, et le témoignage d’une personne atteinte d’une infection au VIH à un stade avancé ont permis de sensibiliser le public à l’importance et aux enjeux de la santé sexuelle.

Crédit : Nathalie Bordeleau

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Le 26 septembre a eu lieu à l’Université de Montréal un premier symposium sur la santé sexuelle. Un sujet de société qui interpelle grandement les futurs intervenants en santé et services sociaux.

Quelle est la place de la santé sexuelle dans l’intervention et comment l’aborde-t-on? C’est sur ces questions que des étudiantes et des étudiants des domaines de la santé et des services sociaux ont été invités à réfléchir au cours d’un symposium sur la santé sexuelle tenu à l’Université de Montréal le 26 septembre dernier. «La réflexion est pertinente, car on sait que la sexualité a une influence sur la santé mentale et la santé physique», a dit Nathalie Bordeleau, agente de promotion de la santé aux Services aux étudiants (SAÉ) et initiatrice du symposium.

Les présentations de Marie-Ève Murray, obstétricienne et gynécologue, de Mariève Ross, sexologue et chargée de cours au certificat en sexualité à l’UdeM, et le témoignage d’une personne atteinte d’une infection au VIH à un stade avancé ont permis de sensibiliser le public à l’importance et aux enjeux de la santé sexuelle.

Ce thème essentiel touche à plusieurs sphères d’intervention, d’où la grande diversité des champs d’études représentés au symposium. D’ailleurs, la Faculté de l’éducation permanente de l'Université a récemment créé, dans une perspective multidisciplinaire, un certificat en sexualité, élaboré avec des professionnels et des intervenants du milieu.

Annuellement au Québec, plus de 20 000 interruptions de grossesse sont pratiquées et plus de 40 000 infections transmissibles sexuellement et par le sang sont diagnostiquées. Les futurs professionnels et professionnelles de la santé et des services sociaux doivent donc apprendre à parler de sexualité, un sujet qui peut être délicat. Le symposium a été une occasion d’explorer différentes façons d’aborder ce sujet et de comprendre ce que les intervenants et intervenantes ressentent lorsque leurs patients leur font des confidences sur leur santé sexuelle. Une façon de faire qui permet de favoriser l’adoption de comportements sains en matière de sexualité.

«Sur le campus, la communauté étudiante a accès à une gamme de services liés à la santé sexuelle: conseils, vaccination contre le VPH, dépistage d’infections transmissibles sexuellement et par le sang et du cancer du col de l’utérus. Nous sommes conscients qu’il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire et que l’approche positive et respectueuse de la sexualité est une des plus belles manières de faire avancer les choses», a indiqué Claire Benoit, directrice générale des SAÉ.

Ce symposium, qui a réuni près de 90 participantes et participants, a été organisé par les SAÉ, en collaboration avec la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal.