Un monologue à huit voix présenté par la troupe Théâtre Université de Montréal

Les 22 et 23 novembre prochains, la troupe Théâtre Université de Montréal ouvre sa 60e saison avec «L’heure de la nuit».

Les 22 et 23 novembre prochains, la troupe Théâtre Université de Montréal ouvre sa 60e saison avec «L’heure de la nuit».

Crédit : SAÉ

En 5 secondes

La troupe Théâtre Université de Montréal présente une mise en lecture du monologue lyrique «L’heure de la nuit», un texte signé par une étudiante de l’UdeM.

Les 22 et 23 novembre, la troupe Théâtre Université de Montréal (TUM) ouvre sa 60e saison avec L’heure de la nuit. Comme le veut la tradition, la première production de l’année est présentée sous la forme d’une mise en lecture d’un texte choisi en collaboration avec le Département des littératures de langue française de l’UdeM. Le choix s’est arrêté sur le monologue lyrique de Charlotte Moffet, qui sera mis en scène par Audrey Perreault, diplômée de l’Université.

Un monologue, trois parties, huit voix

Porté par un chœur de huit voix, composé des étudiants Juliette Bertin, Xavier Curtenaz, Caroline Dakoure, Noé Demarne, Maude Larouche, Marjorie Piton, Léa Siouffi et Irza Tuzi, le monologue suit le fil des pensées d’une jeune femme troublée qui s’échappe d’une relation malsaine en filant sur l’autoroute.

Le texte, ponctué par des interludes poétiques, prend la forme d’un triptyque sur une ligne du temps itérative. Chacune des trois parties est marquée par une prise de décision différente de la protagoniste.

«Tu as l’impression de te faire rentrer dedans par le réel»

«L’utilisation du chœur sert, selon moi, à montrer que le drame qui foudroie le personnage pourrait arriver à n’importe qui», précise Irza Tuzi, interprète de la troupe. Pour la metteuse en scène, le chœur établit un lieu commun qui rassemble tout le monde derrière la parole du personnage. Comme l’angoisse de la solitude est l’une des peurs de la protagoniste, le chœur vient créer une opposition avec ce qui est vu sur scène. Audrey Perreault ajoute: «Puisque le texte fait résonner la parole intérieure du personnage, le chœur montre également qu’il y a plusieurs facettes du soi qui peuvent entrer en conflit, en discussion, en contradiction.»

À propos de l’auteure

Dans sa maîtrise en littératures de langue française à l’UdeM, Charlotte Moffet se sert de l’écriture pour réfléchir plutôt que pour communiquer. Les thèmes qui l’interpellent sont souvent l’altérité et la violence. Inspirée par le film Cours, Lola, Cours, elle a imaginé l’histoire de L’heure de la nuit dans le cadre de son cours de création. Elle a retravaillé la version originale de son texte pour en faire une adaptation spéciale pour le TUM.

À propos de la metteuse en scène

En 2019, Audrey Perreault a terminé sa formation en jeu à l’École nationale de théâtre du Canada. La diplômée du baccalauréat en criminologie de l’Université de Montréal a également déjà joué au TUM. De 2012 à 2014, elle a fait partie des distributions de Douze hommes en colère, La maison de Bernarda Alba, Gifles et L’aquarium. L’heure de la nuit est sa première mise en scène au TUM.

Les représentations

Les représentations de L’heure de la nuit auront lieu le vendredi 22 et le samedi 23 novembre à 20 h au Centre d'essai de l'Université de Montréal, pavillon J.-A.-DeSève, 2332, boulevard Édouard-Montpetit (station de métro Édouard-Montpetit ou autobus 51).

La représentation du vendredi sera suivie d'une discussion avec la metteuse en scène et les interprètes.

60 saisons à faire vibrer la scène étudiante

Depuis 60 ans, le TUM permet, chaque année, à plus de 40 étudiantes et étudiants, sélectionnés lors d’auditions, de vivre une expérience de théâtre sous la direction de metteuses et metteurs en scène professionnels.

Les Activités culturelles des Services aux étudiants préparent une programmation spéciale pour célébrer en grand les 60 ans de la troupe.