Les questions féministes et autochtones à l’honneur au Ciné-campus

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En novembre et décembre, le Ciné-campus de l'Université de Montréal propose une sélection de grands films et documentaires traitant d’enjeux actuels.

Pour les mois de novembre et décembre, le Ciné-campus de l'Université de Montréal propose de réfléchir sur les questions autochtones et sur la place des femmes, mais aussi sur l’autosuffisance alimentaire et la maladie mentale. Les longs métrages traitant d’enjeux actuels seront projetés avec une qualité optimale tous les mardis et mercredis au Centre d’essai.

Les 12 et 13 novembre, le Ciné-campus présente, en collaboration avec le Comité féministe de l’Association des étudiants en science politique et en études internationales de l’UdeM, Le cygne de cristal (Khrystal), le premier film biélorusse en compétition aux Oscars depuis 22 ans. Il met en scène une jeune femme désirant s’émanciper durant les années 90 (décennie qui a suivi la chute du communisme en Biélorussie). Avec ce drame, Darya Zhuk remet en question le rôle de la femme dans une société encore marquée par des siècles de paternalisme et d’austérité.

Les 19 et 20 novembre, deux documentaires seront projetés et il y aura alors la possibilité de profiter d’un programme double. Dans le premier documentaire, Alexandre le fou, on découvre la vie d’un schizophrène qui cherche l’amour et tente de renouer avec son fils malgré les défis liés à sa maladie. Le réalisateur Pedro Pires sera présent à la projection de 19 h 15 du mercredi 20 novembre pour une ciné-causerie.

Le second documentaire présenté est le film le plus primé du dernier Festival du film de Sundance: Le royaume des abeilles, de Tamara Kotevska et Ljubomir Stefanov. Tourné dans les Balkans, il raconte comment l'équilibre d'une apicultrice vivant seule en autosuffisance avec sa mère malade est perturbé par une famille turque venue s'installer à côté de chez elle. Une tension s’installe alors que s’opposent artisanat et industrie, nature et commerce dans cette histoire vraie et contemporaine. À ces projections, les étudiants pourront entrer gratuitement grâce à une collaboration avec l’Unité du développement durable de l’UdeM.

Les 26 et 27 novembre, le Centre autochtone des Services aux étudiants et le Groupe d’intérêt en santé autochtone proposent de découvrir Kuessipan, un drame basé sur le roman à succès de Naomie Fontaine. La réalisatrice Myriam Verreault a adapté cette histoire de deux Innues de la Côte-Nord dont l’amitié est mise à l'épreuve par leurs rêves d'avenir divergents. Le film avait été projeté en primeur au dernier Festival international du film de Toronto et témoigne avec poésie de plusieurs dilemmes auxquels font face les jeunes de la communauté innue. Une discussion entre les spectateurs et des spécialistes des questions autochtones suivra la projection du 26 novembre à 19 h.

Les 3 et 4 décembre, le Ciné-campus termine la saison par le dernier long métrage du réalisateur mondialement acclamé Pedro Almódovar, Douleur et gloire, qui était en compétition officielle au Festival de Cannes cette année et qui a valu à l’acteur principal Antonio Banderas le Prix d’interprétation. Celui qui a réalisé La peau que j’habite et Tout sur ma mère livre ici une œuvre à saveur autobiographique et nostalgique où un réalisateur se réconcilie avec un acteur après une querelle de plus de 32 ans.

Le Ciné-campus sera de retour dès le 7 janvier 2020. Le coordonnateur, Kenny Lafrenière, s’inspire d’ailleurs des suggestions des cinéphiles de la communauté universitaire pour établir la programmation. Ceux-ci peuvent communiquer avec lui par courriel à kenny.lafrenieremontreal.ca ou sur la page Facebook du Ciné-campus.