L’UdeM est «comme un poisson dans l’eau»!

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  • Le 25 novembre 2019

  • Dominique Nancy
Sur 2,5 tonnes de poissons servis annuellement chez Local local, 1,5 tonne de poissons sont issus de la pêche responsable.

Sur 2,5 tonnes de poissons servis annuellement chez Local local, 1,5 tonne de poissons sont issus de la pêche responsable.

Crédit : Getty

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L’Université de Montréal obtient une certification qui atteste son engagement dans un approvisionnement en poissons issus de la pêche responsable.

L’Université de Montréal a reçu la certification MSC (Marine Stewardship Council) pour son approvisionnement en poissons issus de la pêche responsable. «Sur 2,5 tonnes de poissons servis annuellement chez Local local, 1,5 tonne de poissons sont issus de la pêche responsable, affirme Stéphane Béranger, coordonnateur au développement durable à l’UdeM. Les poissons issus de l’aquaculture ne sont pas reconnus par cette certification. Nous travaillons sur un autre agrément pour ce cas précis.»

Au Québec, seuls 35 fournisseurs (usines, restaurants, détaillants) dont 2 universités (McGill et UdeM) sont agréés par le Marine Stewardship Council.

Le résultat de l’audit indépendant et la certification ont été reçus le 14 novembre avec enthousiasme par les responsables de la candidature de l’Université, soit l’Unité du développement durable et les Services alimentaires de l’UdeM. «La démarche a été entreprise il y a deux ans et a nécessité de grands changements surtout sur le plan de la logistique d’entreposage chez Local local. À cela se sont ajoutées la formation des employés et des clauses dans les appels d’offres», explique M. Béranger.

Il faut savoir que, pour recevoir le label MSC, chaque pêcherie doit être évaluée de manière indépendante quant aux répercussions de ses activités sur les stocks de poissons et les écosystèmes marins. Le fournisseur de poissons doit lui aussi être agréé par le MSC. Tout au long de la chaîne d'approvisionnement, de l'océan à l’assiette, les poissons et fruits de mer certifiés MSC sont séparés de ceux qui ne le sont pas. Ils sont clairement étiquetés comme tels afin qu’on puisse remonter jusqu’à la pêcherie durable certifiée.

Les organismes désireux d’obtenir la certification MSC doivent s’approvisionner auprès de fournisseurs agréés qui veillent à ce que la pêche soit durable. Cela signifie que la pêche respecte «les fonds marins, n’épuise pas les ressources, minimise les prises accidentelles et permet aux pêcheurs de vivre dignement», peut-on lire dans un document explicatif. Les organismes certifiés doivent eux aussi respecter des normes strictes. Par exemple, Local local doit conserver toutes les factures et bons de livraison des produits MSC pendant au moins trois ans. De plus, l’entreposage et la préparation des produits marins MSC doivent être en tout temps séparés des autres afin d’en assurer la traçabilité. Il en est de même au comptoir de vente. Heureusement, Local local ne sert qu’un seul type de poisson à la fois à la table chaude.

Le directeur de la division Résidences, hôtellerie et restauration à l’Université de Montréal, Pascal Prouteau, et la chef exécutive adjointe Aurélie Feuerstein ont accueilli la proposition de certification durable à bras ouverts. «Ils se sont prêtés à l’exercice de modification des pratiques et ont rapidement mis en place des mesures pour aider les employés à prendre part au processus d’agrément et proposer ainsi une variété de produits plus responsables aux clients, fait valoir Stéphane Béranger. Plus que jamais, les étudiants demandent des mets qui répondent à des critères de développement durable et la pêche durable s’impose comme un élément incontournable.»