L’anxiété chez les adolescents liée à l’utilisation des médias sociaux, des écrans et de la télévision

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Une utilisation intensive des médias sociaux et des écrans d’ordinateur ainsi qu’une longue écoute de la télévision sont associées à des symptômes d’anxiété chez les adolescents.

Une étude menée par Elroy Boers, Mohammad H. Afzali et Patricia Conrod, chercheurs au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal, révèle que l’utilisation des médias sociaux et des ordinateurs ainsi que l’écoute de la télévision sont liées à une augmentation des symptômes d’anxiété chez les adolescents.

L’étude, publiée dans La Revue canadienne de psychiatrie, démontre qu’une fréquence d’utilisation des médias sociaux et des ordinateurs et d’écoute de la télévision supérieure à la moyenne est un facteur d’aggravation des symptômes d’anxiété au cours de cette période. Outre le fait qu’une vulnérabilité commune potentielle soit associée à ces deux types de comportements, l’étude montre qu’un adolescent qui augmente le temps moyen qu’il passe dans les médias sociaux, devant la télévision et un écran d’ordinateur, pendant une année donnée, voit également ses symptômes d’anxiété s’aggraver durant cette même année.

Lorsque les adolescents réduisent leur utilisation des médias sociaux et des écrans d’ordinateur ainsi que leur écoute de la télévision, leurs symptômes d’anxiété s’atténuent. Ainsi, aucun effet durable n’a été constaté. Ces conclusions sont intéressantes étant donné qu’une autre publication récente des mêmes auteurs établit des liens entre l’utilisation des médias sociaux et l’écoute de la télévision et les symptômes de la dépression.

«Ces résultats semblent indiquer qu’un moyen d’aider les adolescents à gérer leur anxiété consisterait à limiter le temps qu’ils passent devant les écrans», mentionne Patricia Conrod. Mme Conrod et ses collègues espèrent que cette étude aidera à définir de nouvelles stratégies d’intervention auprès des jeunes à risque avant que les symptômes d’anxiété deviennent cliniquement importants.