Cultures autochtones et Francofête au Ciné-campus du mois de mars

En 5 secondes

Avec sa plus récente programmation, le Ciné-campus met à l’honneur les Autochtones et la langue française.

Avec sa plus récente programmation, le Ciné-campus met à l’honneur les Autochtones grâce à deux documentaires célébrant leur culture et il souligne l’importance de la langue française alors que quelques longs métrages et documentaires seront présentés par la Francofête, qui a lieu en mars.

Jusqu’au début d’avril, les cinéphiles auront la chance de découvrir huit films (plus un coup de cœur du public!) les mardis et mercredis au Centre d’essai, la salle de cinéma du campus qui projette en ultra haute définition.

Les cultures autochtones à l’honneur

Deux documentaires mettant les cultures autochtones à l’avant-plan seront présentés cet hiver.

D’abord Chaakapesh, de Roger Frappier et Justin Kingsley, sera projeté le 25 février. Le spectateur suit le célèbre maestro Kent Nagano et l’Orchestre symphonique de Montréal en tournée dans des communautés cries, innues et inuites. Cette rencontre artistique devient rapidement un lieu de dialogues touchants et essentiels.

Ensuite sera présenté Nin E Tepueian – mon cri, de Santiago Bertolino, le 18 mars, en collaboration avec le Centre étudiant des Premiers Peuples des Services aux étudiants et le Groupe d’intérêt en santé autochtone. Ce documentaire propose un portrait de la poète, comédienne et militante innue Natasha Kanapé Fontaine. Une ciné-causerie en présence du réalisateur suivra la séance de 19 h 15.

La Francofête célébrée en mars

Trois films seront projetés au Ciné-campus dans le cadre de la Francofête.

Ce sera d’abord le long métrage qui a remporté le Prix du jury au Festival de Cannes en 2019: Les misérables. Avec ce drame social, le réalisateur Ladj Ly traite de manière explosive et percutante des manquements de la République française à ses obligations envers les citoyens plus vulnérables. Le film est présenté en collaboration avec le Regroupement des étudiants français de l’UdeM les 10 et 11 mars.

Puis, ce sera au tour du documentaire québécois Kenbe la, jusqu’à la victoire, de Will Prosper, le 17 mars. Ce film brosse le portrait de l’artiste et militant d’origine haïtienne Alain Philoctète dans ses deux combats: l’un politique et l’autre contre le cancer. Une ciné-causerie en compagnie du réalisateur suivra la séance de 19 h 30.

Enfin, le 24 mars, sera projeté le drame Le rire, de Martin Laroche, une œuvre à la fois réaliste et symbolique qui ose les ruptures de ton. Léane Labrèche-Dor interprète brillamment une femme ayant survécu à une guerre qui a frappé le Québec et qui tente de faire la paix avec son passé. Le réalisateur sera présent pour une ciné-causerie après la projection de 19 h.

Aussi à l’affiche en février et mars

S’il n’y a qu’un film d’animation à voir cette année, c’est sans contredit Les hirondelles de Kaboul. Ce long métrage réalisé par Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec à partir de dessins à l’aquarelle a été présenté en première mondiale dans la catégorie Un certain regard au dernier Festival de Cannes. Cette adaptation du livre à succès de Yasmina Khadra traite avec sensibilité de l’état de tension extrême vécu en Afghanistan, qui étouffe toute tentative d’émancipation des femmes. Le film sera à l’affiche les 25 et 26 février.

Terrence Malick, le réalisateur mondialement acclamé et lauréat de la Palme d’or en 2011 pour The Tree of Life, propose un long métrage aussi poétique que philosophique avec A Hidden Life. L’œuvre, qui relate l’histoire déchirante d’un paysan autrichien qui refuse de se joindre aux forces du Troisième Reich, sera présentée les 3 et 4 mars.

Le 25 mars, le Ciné-campus projettera la comédie satirique Le vingtième siècle, de Matthew Rankin. Il s’agit certainement d’un des films québécois les plus singuliers et déjantés de l’année, où l’on peut suivre la fantastique montée au pouvoir de William Lyon Mackensie King pour devenir premier ministre du Canada. Le film a été présenté en première mondiale au Festival du nouveau cinéma.

Le choix du public à l’affiche

Pour la dernière semaine de projections, les 30 mars et 1er avril, l’équipe du Ciné-campus invite les cinéphiles à voter pour leur film coup de cœur en répondant à un sondage qui comportera plusieurs choix sur la page Facebook du Ciné-campus. Le choix du public clôturera ainsi la saison de cinéma.

Le Ciné-campus sera de retour dès septembre 2020 avec une nouvelle programmation.