Fondation Schulich: 80 000 $ remis à un étudiant en mathématiques et informatique

  • Forum
  • Le 4 septembre 2020

  • Martine Letarte
Euphorique. C’est ainsi que Francis Clavette décrit sa réaction lorsqu’il a reçu l’appel lui annonçant qu’il obtenait une prestigieuse bourse Schulich Leader.

Euphorique. C’est ainsi que Francis Clavette décrit sa réaction lorsqu’il a reçu l’appel lui annonçant qu’il obtenait une prestigieuse bourse Schulich Leader.

En 5 secondes

Francis Clavette, nouvel inscrit au baccalauréat en mathématiques et informatique de l’UdeM, a remporté une bourse de 80 000 $ de la Fondation Schulich.

Euphorique. C’est ainsi que Francis Clavette décrit sa réaction lorsqu’il a reçu l’appel lui annonçant qu’il obtenait une prestigieuse bourse Schulich Leader. Le programme créé en 2012 par l’homme d’affaires et philanthrope canadien Seymour Schulich a doublé cette année le nombre de bourses accordées pour atteindre une centaine. Cinquante bourses, d’une valeur de 80 000 $ chacune, sont remises à des étudiants canadiens qui vont entamer des études universitaires en science ou en mathématiques. Les autres bourses sont données à des étudiants dans le domaine de l’ingénierie et elles atteignent 100 000 $. Chaque école secondaire, ou cégep au Québec, peut choisir annuellement un finissant ou une finissante et déposer sa candidature pour l’obtention d’une bourse Schulich Leader. Pas moins de 1400 candidatures ont été soumises cette année.

C’est avec enthousiasme que Francis Clavette, 19 ans, entreprend ses études de premier cycle en mathématiques et informatique après avoir terminé ce printemps un programme collégial dans la discipline au Collège régional Champlain de Saint-Lambert. Ce champ d’études s’est imposé rapidement: il a appris la programmation à 11 ans en visionnant des tutoriels et il a toujours été fou des mathématiques. Un vrai passionné qui participait même à des concours de mathématiques parascolaires pendant ses études collégiales, en plus de faire du tutorat pour aider ses pairs.

Francis Clavette n’est pas seul à rayonner sur la montagne parmi les lauréats des bourses Schulich Leader. Kathleen Lupien, diplômée du programme de sciences, lettres et arts du Collège Lionel-Groulx, commence pour sa part un baccalauréat en génie physique à Polytechnique Montréal avec une bourse Schulich Leader de 100 000 $.

«Schulich Leader est le premier programme de bourses au Canada et dans le monde en science, technologie, ingénierie et mathématiques, affirme Seymour Schulich. Tout porte à croire que les 100 étudiantes et étudiants exceptionnels sélectionnés au Canada cette année représenteront le meilleur de ce que le pays aura à offrir. Ces futurs leaders sauront sans aucun doute contribuer à l’avancement de la société à l’échelle nationale comme à l’étranger. En assumant les frais de leurs études universitaires, la Fondation Schulich leur permet de se consacrer à temps plein à leurs études, projets de recherche, activités parascolaires et idées d’entreprise. Ils forment la prochaine génération d’entrepreneurs technologiques innovants.»

Être un leader dans sa communauté

L’excellence du dossier scolaire est incontournable pour obtenir une bourse Schulich Leader, mais ce n’est pas le seul critère de sélection. L’étudiant ou l’étudiante doit également faire la preuve de son leadership.

Francis Clavette l’a démontré tout en sachant mettre ses talents et ses connaissances au service de sa communauté. Déjà, en troisième secondaire, il utilisait les connaissances qu’il avait acquises en programmation pour concevoir le site Web du groupe de scouts de Saint-Basile-le-Grand.

L’année suivante, il a créé une application mobile pour réaliser des bibliographies à inclure dans les devoirs exigés par ses enseignants du secondaire à l’École d’éducation internationale à McMasterville. Il l’a même rendue accessible gratuitement sur l’App Store pour que les autres élèves de son établissement puissent en bénéficier. Plus de 3000 téléchargements de l’application ont été faits en quatre ans. Membre du conseil étudiant, il a également pris part aux activités philanthropiques de l’école en gérant le site Web et les dons en ligne par PayPal.

«Ces projets m’ont permis d’apprendre énormément et aussi de redonner, déclare celui qui a toujours été encouragé par ses parents dans ses projets. Lorsqu’on voit une solution à un problème, je trouve qu’il est important de faire les efforts nécessaires pour la mettre en place afin que les gens puissent en profiter.»

L’intelligence artificielle dans la mire

Malgré son jeune âge, Francis Clavette a déjà vécu quelques expériences de recherche. Au cours de son dernier trimestre au cégep, il a participé à un projet d’histoire des mathématiques à l’Université McGill destiné à initier des cégépiens et cégépiennes à la recherche. Puis, il a effectué un stage rémunéré de deux semaines avec un professeur de son collège où il a fait de la recherche sur la théorie des graphes.

Avec des champs d’intérêt marqués en informatique et en mathématiques, Francis Clavette se voit naturellement se diriger vers des études de cycles supérieurs, probablement en intelligence artificielle. Il aimerait bien devenir professeur au cégep ou à l’université, ou lancer une entreprise dans ce secteur d’activité.

Il a déjà des idées en tête, comme utiliser l’intelligence artificielle pour réduire la congestion routière. «C’est un exemple de problème qui est anxiogène pour bien des gens et pour lequel on pourrait trouver des solutions grâce à l’intelligence artificielle, explique Francis Clavette. C’est certain que le réseau routier est complexe et qu’il faudrait des installations pour utiliser l’intelligence artificielle, telles des caméras. Mais on pourrait avoir un meilleur contrôle sur la situation en synchronisant les feux de circulation et en dirigeant les gens en fonction des problèmes qui surviennent sur le réseau.»

Le jeune homme poursuit: «Il y a vraiment plusieurs problèmes qui pourraient être réglés par l’intelligence artificielle. J’espère qu’avec les connaissances que j’irai chercher en mathématiques et en informatique je pourrai contribuer à de futures avancées.»