La restitution de pièces archéologiques, une démarche de longue haleine
Le processus de restitution d’artéfacts est une entreprise de longue haleine. «Lorsque l’Université de Montréal a souhaité restituer l’année passée un seul carton contenant les restes d’un enfant ayant vécu il y a plus de 2000 ans, les procédures ont duré plus de deux ans», se souvient Carlos Jacome Hernandez. Il précise que cette restitution a nécessité un important travail administratif. Il a fallu notamment obtenir une étude de faisabilité par un expert mexicain pour évaluer l'authenticité et la valeur des objets et effectuer les démarches auprès de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire et du ministère des Relations extérieures du Mexique
Une demande de restitution peut être faite par une organisation ou un particulier. C’est ainsi un particulier qui a souhaité restituer les 84 haches mésoaméricaines en sa possession, qu’il avait prêtées à l’Université de Princeton. Il a communiqué avec le consulat du Mexique, qui s’est chargé des démarches administratives avec l’Institut national d’anthropologie et d’histoire. «C’est alors la directrice juridique de l’Institut qui met en marche le processus. Une opération rigoureuse qui repose sur les lois mexicaines relatives au patrimoine archéologique et aux biens culturels ainsi que sur différents traités internationaux», signale Carlos Jacome Hernandez. Ensuite, un archéologue mexicain rédige, à la lumière de photographies, une expertise de validation des pièces archéologiques pour recommander leur restitution ou non.