Élimination des déchets
Le chercheur est l’un des lauréats du concours de recherche 2025 de Parkinson Canada. La subvention reçue – 135 000 $ répartis sur trois ans – permettra à son équipe de poursuivre la quête de marqueurs biologiques et, éventuellement, d’un traitement pour la maladie de Parkinson.
Les travaux porteront sur un possible dysfonctionnement du système glymphatique, responsable de l’évacuation des déchets métaboliques du cerveau. Un tel bris de fonctionnement pourrait permettre de mieux comprendre pourquoi les protéines toxiques s’accumulent dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.
«Nous voulons savoir si ce système de nettoyage du cerveau qui élimine les déchets pendant qu’on dort est perturbé chez les personnes souffrant d’un trouble du sommeil. Dans l’affirmative, nous obtiendrons une information fondamentale sur la maladie de Parkinson», indique le chercheur en ajoutant que «ce nettoyage est primordial pour le cerveau».
Des failles dans ce système, dans un cerveau où la maladie de Parkinson se développera, pourraient conduire à cibler plus précisément les zones où la maladie se déclare. Et mener à un traitement.
Plus de 100 000 Canadiens – dont 24 000 Québécois – vivent avec cette maladie neurodégénérative, chronique et évolutive, dont les symptômes comprennent des tremblements, de la rigidité musculaire, une grande lenteur dans les mouvements ou des changements dans l’élocution. Fatigue, douleur, changements d’humeur et dépression sont parfois présents. Une démence peut aussi apparaître avec le temps.
La maladie de Parkinson touche un peu plus les hommes que les femmes – 56 % contre 44 % – et les premiers symptômes apparaissent habituellement autour de 64 ans. Cela dit, un diagnostic dans la quarantaine, bien que rare, est possible. Des médicaments peuvent freiner la progression des symptômes, mais leur efficacité est inégale au fil du temps.